mardi 21 mars 2017

mardi 7 mars 2017

Ghana - Innovation environnementale : des poêles anti-pollution



La pollution atmosphérique est un problème mondial croissant, surtout dans les pays en développement.

Aujourd'hui, la BBC lance sa saison #soicanbreathe qui montre ce qui peut être fait pour lutter contre la pollution de l'air.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, plus de 4 millions de personnes meurent prématurément d'une maladie liée à la pollution atmosphérique des ménages par la cuisson à l'aide de combustibles solides.

Au Ghana, une ONG locale essaie de changer leur utilisation par l'introduction de cuisinières améliorées qui consomment une petite quantité de charbon de bois.



Une innovation environnementale

La famille Abayatey, vivant dans un village situé à quelques heures à l'extérieur d'Accra, prépare du "kenkey", un repas local, à l'aide de feu de bois.
Le nuage de fumée et la chaleur sont insupportables et représentent une menace majeure pour la santé.
L'utilisation de combustibles solides comme le bois est très répandue dans cette partie du pays.
Mais certains cherchent à éradiquer ce danger. C'est le cas des "Ghana Girl Guides" qui ont commencé à enregistrer des résultats impressionnants.
L'Organisation mondiale de la santé estime qu'environ 3 milliards de personnes font cuire leurs aliments et chauffer leurs maisons en utilisant du bois ou du charbon de bois.
Ce qui produit des niveaux élevés de pollution atmosphérique des ménages exposant les femmes et les enfants qui les utilisent à de graves risques pour la santé.
Irene Ashangmor, 15 ans, a présenté à sa famille la cuisinière efficace. Elle dit que cela a fait une grande différence.





La résistance des conservateurs

Mais tout le monde n'est pas convaincu de cette nouvelle expérience dans cette communauté.
Martha Abayatey, enveloppée dans un épais nuage de fumée, prépare un repas à l'aide d'un feu de bois.
Elle pense que la méthode traditionnelle de cuisson reste la meilleure option.
Zakia Abdul-Wahab de l'Association des Guides du Ghana dit qu'elles espèrent étendre la campagne de cuisine propre à tout le pays.




Le groupe demande au gouvernement du Ghana de fournir des fonds pour réduire les coûts des poêles.
Avec plusieurs millions de morts chaque année en raison de la pollution par le charbon des feux de cuisson, elles espèrent que le changement va s'opérer un jour.
En attendant, des millions de feux de bois sont allumés à travers le Ghana chaque jour.
Les familles ne savent pas encore qu'il y a un tueur silencieux qui se cache dans leurs maisons.


Sources BBC

La Communauté Afrique de Demain vous accueille !!!!




vendredi 3 mars 2017

Niger : Abdou Mamane Kane,l'inventeur de la télé-irrigation



Parcours Télé-Irrigation, son inventeur Abdou Maman Kane et Tech-Innov l'entreprise sociale nigérienne qui commercialise l'innovation.

Un reportage qui explique tout le processus de la télé irrigation et la remise du prix 7th World Water Forum 2015.

Bon reportage!!!!

La Communauté Afrique de Demain vous accueille!!!!






                                    
Abdou Mamane Kane l'inventeur de la télé-irrigation - Niger

jeudi 2 mars 2017

La cooperative Barikama : des Africains produisent et vendent leurs propres yaourts et légumes bio en Italie



Après avoir travaillé dans des exploitations agricoles dans le sud de l’Italie pour un salaire de misère, des immigrés d’Afrique subsaharienne ont décidé de créer leur propre coopérative en 2012, non loin de Rome, afin de subvenir à leurs besoins. Une coopérative 100 % écolo puisqu’ils produisent des yaourts et légumes bio, qu’ils livrent à vélo.


Cette coopérative s’appelle Barikamà, ce qui signifie "résilience" en bambara, la principale langue au Mali. Ce terme fait référence à la capacité des individus à rebondir après avoir rencontré des obstacles au cours de leur vie. Un clin d’œil au parcours des huit personnes qui y travaillent à temps plein actuellement, originaires du Mali, du Sénégal, de Gambie, du Benin et de Guinée.

C’est Suleiman Diara, un Malien de 32 ans, qui a créé cette coopérative. Arrivé en Italie sans papiers en 2008, après avoir traversé la Méditerranée en bateau, il a d’abord travaillé dans une exploitation agricole près de Rosarno, dans le sud du pays, où il gagnait 20 euros par jour pour 12 heures de labeur. "On dormait dans des baraques faites de cartons et de bâches en plastique ; on était comme des esclaves", raconte-t-il.

Tout bascule en janvier 2010. Des centaines d’ouvriers agricoles africains se révoltent à Rosarno à la suite de l’agression de plusieurs d’entre eux par des habitants. Une véritable "chasse aux émigrés" se produit alors, poussant les autorités à les évacuer de la zone.

Directement concerné par ces événements, Suleiman Diara décide de se rendre à Rome, avec une centaine d’autres immigrés. Problème : il est difficile de trouver du travail sur place. Avec un ami gambien, il commence alors à fabriquer des yaourts, avec quelques litres de lait dans un premier temps, pour les vendre et gagner un peu d’argent. Ils sont ensuite rejoints par Cheikh Diop, un Sénégalais de 31 ans arrivé en Italie en 2007.


               
                          
   Des Africains originaires du Mali, du Sénégal, de Gambie, du Benin et de Guinée travaillent au sein de Barikamà.     Photo publiée sur la page Facebook Barikamà.

"Nous livrons nos yaourts à vélo car c’est un moyen de transport non polluant"

Nous avons commencé à préparer des yaourts car c’est facile à fabriquer. En Afrique, il suffit de laisser reposer le lait durant quelques heures pour qu’il caille et obtenir ainsi du yaourt. Cela dit, nous avons rapidement réalisé que c’était plus compliqué en Italie, notamment car il fait beaucoup moins chaud qu’en Afrique. Une dame nous a donc conseillé de rajouter un ferment lactique [une bactérie, NDLR] dans le lait, pour qu’il se transforme plus vite. Désormais, c’est comme cela qu’on fabrique nos yaourts.

Au début, nous produisions nos yaourts dans le centre social où nous étions hébergés et nous les vendions sur un marché. Nous nous sommes faits connaître progressivement.

                                                

                                                
                                                 
                                             
Vente de yaourts sur un marché. Photo publiée sur la page Facebook Barikamà.

En 2012, nous avons ainsi gagné 20 000 euros grâce à un concours récompensant les jeunes entrepreneurs. C’est à ce moment-là que nous avons créé la coopérative et commencé à produire nos yaourts dans une ferme — la "Casale di Martignano" — située à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Rome. Nous pouvons les fabriquer sur place moyennant le versement d’une certaine somme d’argent aux propriétaires de la ferme. Actuellement, nous transformons 250 litres de lait par semaine, ce qui permet d’obtenir 220 litres de yaourt environ.

"Nous sommes sensibles à l’environnement, probablement car nous venons de zones rurales"


Nous sommes sensibles à la défense de la nature, probablement car nous venons de zones rurales. Nous utilisons donc du lait bio. Nous le faisons venir d’Amatrice [une localité située à 160 km de leur ferme, NDLR], car nous n’en avons pas trouvé plus près. Nous livrons également nos yaourts à vélo, car c’est un moyen de transport non polluant et rapide. Par ailleurs, nos clients nous rendent toujours les pots des yaourts après utilisation, ce qui nous permet de les réutiliser.

                                            
Le vélo, un mode de livraison écologique, rapide et peu coûteux. Photo publiée sur la page Facebook Barikamà.

                                     
Les pots des yaourts sont réutilisés, après avoir été re-stérilisés. Photo publiée sur la page Facebook Barikamà.

Nous vendons notre production à des particuliers, dans des bars et des restaurants, autour de la ferme et à Rome. Un litre de yaourt leur coûte 6,60 euros. Les gens apprécient nos yaourts car ils sont artisanaux. Certaines personnes âgées nous disent : "Il y a 50 ans, c’était naturel comme ça, il n’y avait pas de conservateur."


                                                
Un litre de yaourt est vendu 6,60 euros. Photo publiée sur la page Facebook Yogurt Barikama

                                                






Vente de légumes sur un marché. Photo publiée sur la page Facebook Barikamà

       Sources    Observers.france24

mercredi 1 mars 2017

Afrique du Sud : la Startup DryBath


Prendre son bain sans une goutte d`eau avec « DryBath », oui c'est possible en ​Afrique du Sud

     Une nouvelle startup créée par un jeune Sud-Africain a abouti à l’invention de la formule d’un gel qui permet de prendre un bain sans utiliser forcement de l’eau.

 Son nom: « DryBath » et son concepteur s’appelle Ludwick Phofane Marishane, 21 ans.


Une nouvelle starup créée par un jeune Sud-Africain a abouti à l’invention de la formule d’un gel qui permet de prendre un bain sans utiliser forcement de l’eau.

 Son nom: « DryBath » et son concepteur s’appelle Ludwick Phofane Marishane, 21 ans. Au départ, ce gel devait être une solution pour pallier au manque d’eau potable. A la suite, il devient entrepreneur en trouvant une solution à un problème de son environnement. Dans sa ville natale à Limpopo en Afrique du sud, prendre un bain était l’une des choses les plus imprévisibles.
 
Ainsi, à 17 ans, lors d’un de bain de soleil, un de ses amis a suggéré « pourquoi quelqu’un n’inventerait pas quelque chose qu’on aurait juste à se mettre sur la peau et on n’aurait plus besoin de prendre un bain ? ».
 
Depuis lors, il s’est lancé dans des recherches et invente 4 ans plus tard, une formule d’un gel pour pallier au manque d’eau potable qui touchait 2,5 milliards de personnes dans le monde, 450 millions en Afrique dont 5 millions en Afrique du sud. C’est ainsi qu’il écrit un plan de développement de 40 pages et son brevet sur son téléphone portable, ceci faisant de lui, le plus jeune Sud-africain ayant un brevet.
 
DryBath, le gel de substitution au bain, rend autant propre que le vrai bain d’eau, en l’appliquant sur la peau. Il reçoit, dès lors, en 2011, le prix du meilleur entrepreneur étudiant dans le monde par Google.


Sources  Pressafrik

La communauté Afrique de Demain vous accueille!!!!


               

L'inventeur de DryBath :Ludwick Phofane Marishane

                                   Démonstration