mercredi 24 août 2016

Cameroun - Innovation : Cultiver des légumes dans sa maison



Flavien KOUATCHA, 27 ans, est ingénieur généraliste. En 2015, il fonde « Save Our agriculture », une start-up spécialisée dans la conception de kits aquaponiques.
Ci- dessus deux vidéos de son activité.
Vive la jeunesse africaine, vive l'Afrique de Demain!
La communauté Afrique de Demain vous acueille

Photo de "Save our agriculture"
                                                  

Flavien KOUATCHA - Fondateur "Save Our agriculture" - DR


 

Vidéo de Agribusiness tv
                                        

Video in English

lundi 22 août 2016

Invention Kényanne: Un Kenyan invente des chaussures qui rechargent les téléphones portables



Anthony Mutua, 24 ans, Kényan, invente les chaussures qui rechargent des batteries ! En fait, il a utilisé les chaussures de sport Nike comme échantillons.
L’idée : Se servir de l’énergie créée par les mouvements de notre corps pour générer de l’électricité et donc recharger des batteries de téléphones portables ou d’autres appareils électroniques. La batterie est placée dans la semelle de votre chaussure et le système piézoélectrique s’active à chaque pression de notre pied sur le sol et produit une énergie renouvelable sans débourser le moindre centime.


À vrai dire, il y a deux manières de collecter l’énergie : relier directement l’appareil à recharger à votre chaussure via un câble assez grand pour que l’appareil en question puisse être placé et tenir dans une poche, ou conserver l’électricité générée dans la batterie du système pour le recharger une fois assis. La puce s’adapterait à priori à la semelle de n’importe quelle chaussure et serait même transférable dans une autre paire en cas d’usure. Des doutes subsistent quant à leur adaptation pour les tongs et certaines pantoufles.

L’invention est estimée à 35 euros et constitue un pas supplémentaire vers les énergies renouvelables et le développement durable. Le concept de M. Mutua a obtenu une subvention de 6 000 dollars (environ 4 700 euros) du Conseil National du Kenya de la Science et de la Technologie (NCST). Ces chaussures n’ont pas encore franchi l’étape essentielle de la commercialisation.

Source Blueline senegal

La communauté Afrique de Demain

                                                

Côte d'Ivoire : Invention ivoirienne : la prise électronique protecteur


Brou Koffi est un inventeur de nationalité ivoirienne passionné d’électronique depuis son enfance, et qui a toujours voulu comprendre les mécanismes de fonctionnement des appareils électroniques. 

Né en 1983, sa passion ou sa vocation pour l’invention va le contraindre à abandonner ses études en classe de 3ème. Et pourtant, il invente sans avoir suivi d’études d’ingénieur. Toutefois, il précise qu’il lit des livres d’électronique pour comprendre les principes de base. 
 
Comme la plupart des inventeurs africains, ce jeune inventeur ivoirien manque de moyens financiers pour aller de l’avant. Aussi, pour subvenir à ses besoins et continuer à autofinancer certaines de ses inventions, Brou Koffi maintient et dépanne des appareils électroniques. 
 
Une de ses dernières inventions est un boitier qui protège les appareils électroniques et ménagers, les stabilisateurs et les élévateurs de tension en cas de forte perturbation sur le réseau électrique. Ce boitier est branché à une prise de courant. On peut ensuite raccorder d’autres appareils au boitier. Une fois branché, le boîtier met la tension (220 v) en attente. Cette phase d’attente est signalée par une LED clignotante rouge qui se trouve sur le boîtier. Après 30 secondes, la LED rouge s’éteint et l’appareil laisse passer le courant électrique vers les appareils qui lui sont raccordés. Cette phase est signalée par une LED verte. 
 
En résumé, en cas de perturbation sur le secteur, la LED rouge clignote. Le courant n’est plus distribué aux appareils qui sont branchés sur le boîtier. Après cette attente, au cours de laquelle le courant est stabilisé, le boîtier laisse enfin passer le courant électrique ; ce que signale alors la LED verte. Le nom donné à cette invention par son inventeur est « Prise Electronique Protecteur » dont l’acronyme est P.E.P. 
 
Il est vrai que l’Afrique a des problèmes de formation et de soutien aux inventeurs ; mais elle ne manque pas de talents. C’est un manque de vision, érigé en politique à l’échelle continentale, qui mine l’avenir d’une Afrique qui veut pourtant se développer et s’industrialiser.
 
 
 
                                                

 

jeudi 4 août 2016

Afrique : Au Ghana, de l'électricité grâce aux tourniquets des cours de récréations.......



Pediatorkope (Ghana) - La petite île de Pediatorkope, dans le sud-est du Ghana, est une des plus pauvres du pays. Elle ne dispose pas de l’électricité. Depuis peu, les écoliers de l’île produisent eux-même leur énergie grâce à un dispositif ingénieux imaginé par l’ONG Empower Playgrounds.
L’île, qui n’est pas reliée au réseau national de distribution d’électricité, est plongée dans l’obscurité à la nuit tombée. Aucune voiture n’y circule et la population vivote en cultivant des moules sur le fleuve Volta. Mais les écoliers peuvent désormais s’éclairer pour étudier le soir grâce… à l’énergie qu’ils ont générée en jouant dans la journée.
Quand les élèves de l’école élémentaire de Pediatorkope font tourner les tourniquets en fer, dans la cour de récréation, une turbine connectée à une batterie permet de recharger des lampes LED.
Ces lampes, dotées d’une autonomie d’une quarantaine d’heures, sont distribuées aux enfants, qui peuvent désormais se réunir en fin d’après-midi pour faire leurs devoirs.
Pour Gerson Kuadegbeku, enseignant dans cette école, cet ingénieux procédé, mis en place par l’ONG américaine Empower Playgrounds, a déjà permis d’améliorer les résultats des élèves.
« Avant, les enfants avaient de mauvais résultats à l’école, mais grâce à ces lampes, le programme est mieux assimilé », reconnaît-il.
Le Ghana, deuxième puissance économique d’Afrique de l’Ouest, est paralysé par une crise énergétique sans précédent qui ralentit son activité économique. Parfois, les coupures d’électricité peuvent durer jusqu’à 24 heures.
Le gouvernement, très critiqué pour ne pas avoir réussi à maintenir la croissance économique prometteuse de ce pays qui a commencé à extraire du pétrole en 2010, a signé de nouveaux contrats, récemment, avec des compagnies privées d’électricité. Mais la situation risque de mettre du temps à s’améliorer et, en attendant, la demande de générateurs électriques augmente.
Certaines entreprises ont menacé de quitter le pays, d’autres ont dû licencier à cause de la baisse d’activité.
Le principal parti d’opposition, le Nouveau parti patriotique (NPP), est descendu dans la rue, le mois dernier, pour dénoncer la paralysie des entreprises et réclamer des solutions de la part du président John Dramani Mahama.
« Si, en tant que gérant d’une entreprise, on doit avoir recours à un générateur électrique avant de pouvoir commencer à produire, c’est qu’il y a un vrai problème », s’est indigné le député d’opposition Isaac Osei.
Si la situation est préoccupante à Accra, la capitale, c’est encore pire encore dans les zones rurales. Et dans ces régions pauvres, les enfants, souvent obligés d’aider leurs parents dans leurs tâches agricoles après l’école, sont ensuite empêchés de faire leurs devoirs, à la nuit tombée, par manque de lumière.
Grâce aux tourniquets producteurs d’électricité, les enfants des zones rurales augmentent leurs chances de poursuivre leurs études au-delà de l’école primaire, explique George Thompson, directeur de projet pour Empower Playgrounds.
« Pour l’instant nous sommes présents dans 42 écoles » du Ghana, a-t-il précisé à l’AFP.
« Selon nos études, (ce projet) a vraiment permis à ces enfants de faire des progrès dans leur scolarité », a-t-il ajouté.
« Tout ce que nous attendons de la communauté est qu’elle s’assure que, quand ces enfants ramènent ces lampes à la maison, elles oient utilisées à bon escient, pour les devoirs ».
Forte du succès de ces manèges écologiques, l’ONG a aussi créé une petite unité productrice d’énergie d’origine solaire sur l’île. Les habitants peuvent s’équiper d’une batterie qui leur permet de faire marcher quelques lampes et de recharger leur téléphone à la station pour la somme de 500 cédis (environ 130 euros).
Humphrey Teye Ayeh, un habitant de Pediatorkope, dit avoir fait cet investissement à cause de la hausse du prix du kérosène avec lequel il alimentait son générateur. La batterie qui tient un mois, dit-il, doit ensuite être emmenée à recharger pour cinq cédis (1,30 euro) supplémentaires.
« Notre objectif n’est pas de faire des bénéfices mais de faire de ce système un projet durable » et de financer l’entretien de la station notamment, explique M. Thompson.

afp - good planet

La communauté Afrique de Demain


                                                     
Les élèves de l’école élémentaire de Pediatorkope au Ghana, le 21 février 2015© AFP