jeudi 31 mars 2016

Intégration régionale et unions monétaires en Afrique



Avec plus de 30 millions de kilomètres carrés de terres émergées, l’Afrique est aussi grande que l’Inde, la Chine, les États-Unis et la plus grande partie de l’Europe réunis. Faussée par la projection de Mercator, la superficie qu’on lui donne généralement est plus petite que dans la réalité, presque à l’instar d’autres attributs du continent.

Lorsqu’on se rend compte que la superficie de la République démocratique du Congo à elle seule est à peu près égale à celle de la moitié de l’Union européenne, on pourrait aller jusqu’à prétendre qu’au moins un territoire équivalent est déjà intégré sur le continent. Or il s’avère que même dans tel ou tel pays pris isolément, comme la République démocratique du Congo, l’intégration nationale est une gageure. Il y a seulement 10 ans, le budget de l’État en République démocratique du Congo était inférieur à celui de Bruxelles. Au fond, le fait est que l’Afrique a encore beaucoup de chemin à faire !

Dans toutes les régions et contrées de la planète, la réalité de l’intégration en dit long sur les nombreuses difficultés rencontrées en la matière. L’Afrique ne déroge pas à la règle. Même l’Union européenne, considérée comme l’entreprise d’intégration la plus aboutie, commence à éprouver de sérieuses difficultés et à manifester d’importantes faiblesses, notamment en ce qui concerne la zone euro.

Si l’histoire des unions monétaires est plus longue en Afrique qu’en Europe, la taille de l’Union monétaire européenne et les problèmes qu’elle a rencontrés depuis la crise financière de 2008-2009 fournissent de précieux enseignements que peuvent exploiter les unions monétaires existantes ou en projet en Afrique. L’Europe a travaillé dur pour consolider son marché unique et parvenir à un haut degré d’intégration commerciale avant la création de l’euro. De plus, les pays de la zone euro ont construit avec le temps un impressionnant faisceau de mécanismes, d’institutions et  de règlements.

L’un des enseignements essentiels que l’Afrique peut tirer de l’expérience de l’Union européenne est que le cadre institutionnel doit être de nature à stimuler les échanges commerciaux régionaux. Un autre en est l’importance de la stabilité des politiques macroéconomiques. La survie et la stabilité de toute union sont en péril dès lors qu’il existe entre ses pays membres de grands écarts dans le respect de la discipline budgétaire. L’expérience de la zone euro souligne également la nécessité pour les pays qui s’apprêtent à participer à une union monétaire de disposer d’un mécanisme crédible et réaliste de transfert budgétaire qui leur permettrait de répondre aux chocs asymétriques et de s’y adapter. En l’absence d’un mécanisme de cette nature, toute union monétaire risque de subir des pressions considérables lorsque ses membres sont frappés par de tels chocs. Il est cependant à craindre que l’adoption de critères de convergence stricts ne réduise la marge de manœuvre dont les décideurs disposent pour affronter les problèmes de développement actuels et ceux qui se profilent à l’horizon.

On ne saurait trop insister sur l’intérêt de l’harmonisation des politiques monétaires, budgétaires et financières dans le cadre de l’intégration économique. Selon la littérature spécialisée, toute union monétaire se caractérise par deux éléments : une union de taux de change, c’est-à-dire une zone à l’intérieur de laquelle les taux de change sont en permanence fixes entre les diverses devises, et la convertibilité, qui s’entend de l’absence permanente de tout contrôle de change dans une zone donnée, que ce soit sur les opérations courantes ou sur les opérations en capital.

D’après Robert Mundell, lauréat du prix Nobel d’économie, le degré de mobilité des facteurs dans une union monétaire est de la plus haute importance. La main-d’œuvre et les biens d’équipement y circulant librement d’un pays à l’autre, il est facile que les facteurs se déplacent vers des zones où ils peuvent être rémunérés au mieux pour les services rendus. Une des conditions fondamentales en est la présence d’au moins une devise convertible à l’intérieur de l’union.

Les communautés économiques régionales d’Afrique ambitionnent de créer des unions monétaires dans le cadre de leurs programmes d’intégration généraux. En Afrique, certains pays partagent une même monnaie de longue date. Par exemple, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) compte huit pays utilisant le franc CFA, qui avait précédemment une parité fixe avec le franc français et est maintenant arrimé à l’euro. La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) regroupe six autres pays où circule le franc CFA. Le Lesotho, la Namibie et le Swaziland ont une monnaie liée au rand sud-africain par une parité fixe, ce qui veut dire en quelque sorte que ces pays partagent la même politique monétaire. La part des pays appartenant à ces trois blocs dans le PIB de l’Afrique est considérable.

Un des principaux objectifs qui sous-tendent la volonté de créer des unions monétaires en Afrique est de renforcer l’intégration régionale, en particulier le commerce et les investissements intra-régionaux. Les échanges commerciaux intra-africains se chiffrent à environ 16 % en moyenne, contre 21 % pour l’Amérique latine et les Caraïbes, 50 % pour l’Asie et 70 % pour l’Europe.

L’administration de 54 pays souverains disposant d’une panoplie de politiques nationales et d’appareils étatiques inefficaces requiert des frais généraux considérables qui viennent grever des économies africaines fragiles et peu diversifiées reposant sur la production primaire. Selon une étude menée sur les progrès accomplis vers la convergence macroéconomique dans les communautés économiques d’Afrique, des avancées existent effectivement, mais elles sont généralement insuffisantes par rapport aux objectifs fixés dans les programmes d’intégration monétaire de ces communautés.

Si l’Afrique était une entreprise, les frais de gestion de ce type de structure seraient peu compétitifs. Le coût d’administration d’une structure de production si fragmentée est vraiment trop élevé pour que l’Afrique se le permette ou le supporte. Par conséquent, le rôle de l’intégration régionale dans la promotion des échanges commerciaux intracommunautaires, la croissance, le développement et la cohésion sociale et politique est incontestable. La conclusion évidente qui en découle est que l’Afrique doit s’employer à former un tout cohérent (ou, pour emprunter le jargon des entreprises, procéder à sa rationalisation et à la fusion de ses États) afin de réduire ses frais généraux.

Or le débat sur l’intégration porte principalement sur ses dimensions politiques et l’idéal suprême panafricain. Depuis le début du siècle, l’Afrique a rompu le cycle du désespoir et commencé à se bâtir un avenir prometteur par une croissance économique rapide et forte. Le temps est venu de passer à un débat et un point de mire plus techniques, en partie pour rendre ces nobles idéaux politiques plus crédibles, mais aussi parce que le monde évolue trop vite pour attendre les retardataires beaucoup plus longtemps. Le grand défi qui attend encore l’Afrique consiste à accélérer le rythme de sa transformation structurelle et à la mener à bonne fin. De fait, la majorité des pays africains continuent à s’efforcer de diversifier leurs économies, qui ne reposent que sur un nombre restreint de secteurs.

Pour assurer les pièces maîtresses de la transformation structurelle de l’Afrique  susmentionnées, il faudra veiller à mettre en place un cadre de politique macroéconomique approprié, étayé par une stratégie de développement de longue durée qui facilite la transformation des structures économiques et sociales et crée une boucle de rétroaction positive entre les investissements et la croissance. Ce cadre de politique macroéconomique visant à réaliser la transformation structurelle du continent doit comporter cinq principales composantes : i) augmenter les investissements publics et mettre en place des biens collectifs supplémentaires, ii) assurer la macrostabilité pour attirer les investissements privés et les pérenniser, iii) coordonner les politiques d’investissement et les autres politiques de développement, iv) mobiliser des ressources et réduire à la longue la dépendance vis-à-vis de l’aide, v) assurer la viabilité budgétaire par la légitimité budgétaire.

Dans toute réflexion sur les unions monétaires dans le cadre de l’Afrique, ces facteurs de transformation essentiels ne doivent pas être considérés comme des éléments facultatifs. Il faut que les communautés économiques régionales y prêtent attention, sinon elles risquent de ne pas être prises au sérieux sur les objectifs ambitieux susmentionnés.
 
Se référer à mon allocution au Africa Training Institute du Fonds monétaire international, prononcé le 8 mars 2016 à l’Île Maurice.

jeudi 24 mars 2016

Gabon : Microsoft Corporation fera de Libreville une ville intelligente



La ville de Libreville au Gabon a rejoint le programme CityNext de Microsoft Corporation. Elle a signé, à cet effet, une convention avec la société américaine, le 14 mars 2016. Lors du lancement du programme CityNext en 2013, Laura Ipsen, la vice-présidente de Microsoft Worldwide pour le secteur public, avait expliqué que le programme permet de créer un environnement numérique favorable à la création de nouvelles opportunités de croissance économique et sociale.
Via le Cloud et le Big Data, Microsoft Corporation compte donc faire de Libreville une ville intelligente. A travers le programme CityNext, la société aidera la capitale gabonaise à mettre en œuvre des solutions technologiques pour répondre à différents besoins dans les domaines clés tels que les transports publics, l'énergie, la santé, l'éducation, les services sociaux, les infrastructures, l’eau et l’énergie, la justice, la culture ou l’éducation. Grâce à l’environnement numérique mis en place, les citoyens pourront interagir facilement avec les administrations. Cela facilitera leur quotidien et stimulera l’innovation au niveau local.
L’entrée de Libreville dans le programme CityNext s’inscrit également dans le cadre d’un partenariat entre gouvernement gabonais et l’ONUSIDA. Les nouvelles applications numériques du programme permettront à Libreville de renforcer la lutte contre le VIH dans le cadre de l’accès aisé aux services de prévention, de dépistage et de traitement. Le Gabon est le second pays d’Afrique à intégrer le programme CityNext, après le Sénégal en 2015.

agenceecofin



 
 
 
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mercredi 23 mars 2016

Cameroun:Le groupe CFAO annonce des investissements dans la grande distribution



Le groupe Cfao vient d’annoncer qu’il investira bientôt la bagatelle de 500 millions de dollars (environ 275 milliards de francs Cfa) pour la construction de 20 centres commerciaux en Afrique centrale et de l’Ouest. Les pays concernés par ces investissements sont, apprend-on, le Cameroun, le Gabon, la RDC, le Sénégal, le Nigéria, le Ghana et la Côte d’Ivoire.

Au Cameroun, révèle notre source, le groupe Cfao, auquel est désormais associé l’enseigne Carrefour, le leader de la grande distribution en France, a d’ores et déjà identifié cinq sites sur lesquels pourront être construits les centres commerciaux en projet.
En plus de contribuer à la promotion de certains produits du terroir, ce positionnement de Cfao dans la grande distribution au Cameroun ouvrira à son associé Carrefour, les portes de la première économie de la zone Cemac.
 
Sur ce marché, le couple Cfao-Carrefour trouvera d’autres enseignes françaises telles que Casino, bien installé depuis des décennies, ou encore Super-U, qui a ouvert son premier centre commercial dans la capitale économique camerounaise en juin 2015.
BRM
 
 

 
 
 
Grande surface au Cameroun


En savoir plus sur le Groupe CFAO : Le Groupe CFAO
 
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Elumelu Program 2016 : L’Africapitalisme pour porter l’émergence du continent



 
A l’heure où le continent africain est perçu comme le futur de l’économie mondiale, il apparaît urgent de doter l’Afrique d’entrepreneurs solides, à même de tirer le plein potentiel. Panafricaniste et philanthrope, Tony Elumelu veut y jouer sa contribution. Ayant lancé Tony Elumelu Entrepreneurship Programme (TEEP), il prône l’Africapitalisme. «Une philosophie économique visant à renforcer le rôle du Secteur privé africain dans la transformation durable du continent et dans la création de ressources à long terme. C’est aussi un appel à l’action, fait à tous les Africains afin qu’ils prennent la responsabilité de leur propre développement», a-t-il expliqué lors d’une visite à Dakar.
Il s’agit, pour la TEEP, d’aider les pays africains à revoir leurs relations avec les pays étrangers, aussi œuvrer pour un changement des mentalités et des comportements pour s’orienter vers des projets à long terme, dans le cadre d’un partenariat tenant compte de la rentabilité des investissements et des objectifs de développement économique, social et humain du continent.
À la rescousse de 10 000 jeunes africains…
 «Dis-mois quelle jeunesse tu as, je te dirai quel pays tu seras», disait le penseur. Pour doter l’Afrique d’une classe de jeunes entrepreneurs capables, la Fondation a sorti les gros moyens. A travers un programme qui s’étend sur plusieurs années, M. Elumelu et ses équipes vont doter les jeunes des moyens nécessaires à l’expansion de leur entreprise. «Le programme permettra d’identifier et d’aider à développer 10 000 start-up et jeunes entreprises africaines au cours des 10 prochaines années avec l’objectif de créer 1 million de nouveaux emplois et 10 millions de dollars de revenus annuels», a expliqué le non moins Président du Groupe United Bank of Africa (UBA).
Pour cette première partie du projet, 5 Sénégalais ont été retenus parmi les lauréats. Avec différents projets, ils ont réussi à se faire remarquer par leur originalité. Racine Sarr est un des heureux élus. Initiateur du projet Shop me Away, il explique l’intérêt. «C’est un site internet, qui permet d’acheter sur n’importe quel site à travers le monde et de se faire livrer au Sénégal. Aujourd’hui, il est plus facile de transférer du matériel de la France vers le Sénégal que de la Côte d’Ivoire vers le Sénégal. Avec notre plateforme, nous voulons corriger ce déséquilibre», explique-t-il. Ainsi, il dit attendre de la Fondation un accompagnement sous toutes les formes et montrer que la jeunesse africaine est capable de faire bouger les choses.
«Le Président Macky Sall est fier de notre projet »
Sitôt débarqué au Sénégal, M. Elumelu n’a pas raté l’occasion de rencontrer le Chef de l’Etat. Au sortir de l’audience, la fierté a été le sentiment le mieux partagé. «Nous avons présenté le projet au Chef de l’Etat sénégalais. Il est très fier de ce que nous faisons. Nous avons discuté avec lui des possibilités de financement des projets du Sénégal dans les domaines de l’énergie, des infrastructures… Il a été très content de voir les 5 lauréats et il souhaite, à l’avenir, que plus de Sénégalais y participent. Ce qui nous a le plus réjoui, c’est le fait qu’il ait compris que c’est aux Africains de porter le développement du continent. Et j’ai hâte de pouvoir financer des projets au Sénégal…», s’est-il réjoui.
Ainsi, les 1000 lauréats sont attendus au Nigéria du 10 au 12 juillet 2015. Parmi eux, à tout seigneur, tout honneur, on distingue 500 Nigérians, soit la moitié des candidats. Suivent les Kenyans (167), soit plutôt des anglophones. Il y a quand même une bonne représentation des différentes parties du continent avec des Ouest-africains comme les Béninois (10), les Sénégalais (5) sans compter les Maghrébins, à savoir les Algériens (5), Marocains (4),Ivoiriens (18)… Les projets présentés se retrouvent dans quasiment tous les secteurs économiques. De l’agriculture aux télécoms en passant par les transports, l’éducation, la santé…
Davantage qu’un choix de la fondation, cette répartition sectorielle et par pays montre surtout la popularité de l’initiative du milliardaire nigérian dans les différentes régions du continent.
 
 
 
 
 
Lire aussi sur le même sujet :
-------En savoir plus sur la Fondation : La Fondation Tony Elumelu
 
 
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FAO : un nouveau programme sur les forêts et l'eau en Afrique de l'Ouest


 A l'occasion de la Journée internationale des forêts, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé lundi un nouveau programme ayant pour objectif de renforcer le rôle des forêts afin d'améliorer la qualité de l'eau et son approvisionnement.
Le programme, qui se concentre principalement sur la relation étroite entre les forêts et l'eau, sera axé sur les différents moyens d'améliorer la sécurité de l'eau dans huit pays ouest-africains : la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et la Sierra Leone, a précisé la FAO dans un communiqué de presse.L'agence onusienne travaillera avec les communautés locales pour les sensibiliser sur les interactions entre les forêts et l'eau et pour les aider à intégrer la gestion forestière dans leurs pratiques agricoles afin d'améliorer l'approvisionnement en eau. « Les défis sont nombreux mais l'objectif est clair : s'assurer de la gestion durable des forêts et des ressources d'eau sur la terre », a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, dans son intervention lors de la cérémonie d'ouverture de la JIF. « Promouvoir la restauration des forêts et éviter leur disparition nécessitera une augmentation importante du financement qui devra être plus innovant, avec notamment des fonds privés et des investisseurs traditionnels dans les années à venir ». Le programme débutera par la mise en place d'un cadre de suivi forêt-eau afin d'aider les pays à évaluer les bénéfices potentiels des forêts en termes de ressources hydriques. Cela impliquera le développement d'une série d'indicateurs de suivi appropriés et de méthodes de terrain afin d'identifier quelles interventions d'aménagement forestier ont eu pour conséquence l'amélioration de la qualité de l'eau et de son approvisionnement. Ces données seront ensuite utilisées pour développer des pratiques plus appropriées et des politiques visant à libérer pleinement le potentiel des forêts afin d'améliorer l'approvisionnement en eau. Ce cadre de suivi sera expérimenté dans les montagnes du Fouta Djallon, en Afrique de l'Ouest, avec des activités sur le terrain qui ont déjà débuté ce mois-ci. Le projet, soutenu par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) est conjointement mis en œuvre par la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Union Africaine (UA). A l'occasion de la Journée internationale des forêts, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a aussi souligné le rôle joué par les forêts dans l'approvisionnement en eau. « Les bassins versants forestiers fournissent les trois quarts de l'eau douce utilisée par les exploitations agricoles, les industries et les particuliers », a-t-il noté dans un message. « À Bogota, Durban, Djakarta, Madrid, New York et Rio de Janeiro, et dans beaucoup d'autres grandes villes, l'eau potable provient en grande partie de zones forestières. Quand on protège et qu'on restaure les bassins versants forestiers, on peut faire des économies dans la construction de nouvelles infrastructures de purification de l'eau », a-t-il ajouté. Selon M. Ban, à mesure que la population mondiale croît et que les besoins en eau augmentent, il devient de plus en plus urgent de protéger les forêts et leurs capacités d'approvisionnement en eau. D'ici à 2025, près de 1,8 milliard de personnes vivront dans des régions en manque absolu d'eau, et les deux tiers de la population mondiale pourraient se trouver en état de stress hydrique.  Selon la FAO, en plus de stimuler l'approvisionnement, les forêts préservent également la qualité de l'eau : on estime que chaque dollar dépensé dans la gestion durable des bassins d'eau des forêts peut faire économiser de 7,5 à 200 dollars sur le coût du traitement des eaux.

ONU le 21/03/2016
Communiqué de l'ONU


Photo FAO

samedi 19 mars 2016

Bénin:la filière avicole en danger....

(Afrique de Demain) - Le Bénin est un pays avec un potentiel énorme quand on sait qu'environ 200 diplomés des écoles agricoles sortent sans travail. Certains, comme dans la vidéo ci dessous s'accrochent contre vent et marées pour produire local des poulets de chairs nourris avec du maïs local.

Mais il ne vivent hélas pas du fruit de leur travail à cause de la concurrence déloyale des importations de poulets congelés dit "poulet morgue" venant des pays européens dont  la provenance et les conditions de production restent floues.

L'Etat Béninois doit mettre en place des subventions pour tous les producteurs de la filiale et une politique protectionniste sur cette filiale comme l'a fait le Cameroun et Sénégal ce qui a permis des emplois dans cette filière et un développement notable des exploitations avicoles, et bien sûr une diminution des importations.

Poulet de chair-Production locale au Cameroun

Je vous laisse suivre ce reportage très édifiant! Vive la filière avicole ! vive l'Afrique de Demain!


                             Vidéo 1


 
 
Vidéo 2
 
 




S'informer avec la communauté Afrique de Demain

samedi 12 mars 2016

Cameroun: Le succès de l'agriculture biologique



La forte demande des produits alimentaires certifiés biologiques sur le marché national international a donné l’opportunité aux agriculteurs camerounais d’augmenter leurs revenus.

 Pierre-Calvin Picker est un Camerounais de 31 ans. Régulièrement, il se rend à Dzeng, un village situé à environ 60 kilomètres de Douala, la capitale économique du Cameroun pour visiter ses 30 hectares de plantation. Sur les parcelles réservées à l’ananas comme sur les autres parcelles, il vérifie que les plants poussent bien, enlève quelques fleurs qui seraient de trop sur certains plants et poursuit son inspection. «On produit à peu près 50 tonnes de fruits, entre l’ananas, la papaye et les fruits de la passion», explique Pierre-Calvin Picker rencontré dans sa plantation par l’agence Anadolu.

Bien qu’âgé de 31 ans seulement, Picker a déjà 10 années d’expérience dans l’agriculture. «L’idée au départ c’était de faire une agriculture qui soit respectueuse de l’environnement, de la santé du consommateur et de celle du producteur», explique Picker pour justifier son choix de l’agriculture biologique. «Je me plais dans l’agriculture. C’est un travail qui est finalement très gratifiant. Puisqu’on peut voir le fruit de son travail. Savoir qu’on peut réaliser des choses comme ça c’est très gratifiant», ajoute-t-il.

Depuis quelques années, l’agriculture biologique connaît une forte embellie. Selon les avis des acteurs de la filière, la demande est toujours à la hausse malgré l’absence de statistiques. Les produits biologiques du Cameroun s’exportent beaucoup plus vers l’Union européenne, d’après divers témoignages des producteurs.

Depuis 2010, la FAO (Organisation des Nations Unis pour l'Alimentation et l'Agriculture) a d’ailleurs mis sur pied un programme d’appui à 5000 producteurs d’Afrique de l’Ouest pour les aider à mieux répondre à la hausse de la demande en fruits et légumes certifiés biologiques.

«Certains exportateurs d'ananas du Ghana et du Cameroun voient leurs exportations augmenter malgré la crise économique», dit à cet effet Cora Dankers, qui supervise les projets de la FAO dans ces deux pays, cité dans un récent rapport de la FAO. «A titre d'exemple, un groupe d'agriculteurs au Cameroun a non seulement trouvé un acheteur pour les ananas bio, mais grâce à l'analyse des coûts que nous avons effectuée avec eux, ils ont également été en mesure de négocier de meilleures conditions avec leurs acheteurs», ajoute le rapport de la FAO.

Rodrigue Bonsou est lui aussi un producteur de fruits certifiés biologiques. Il a été motivé par le succès de Calvin Picker pour se lancer à son tour dans l’agriculture biologique. Il produit les fruits de la passion à l’Ouest du Cameroun. «La production dépend aussi parfois des intempéries climatiques. Je peux produire en moyenne deux à quatre tonnes par saison», explique fièrement Bonsou. «Le fruit de la passion est très sollicité sur le marché local comme à l’international. Je gagne bien ma vie», ajoute-t-il.

«Grâce au programme, des groupes d'agriculteurs et des petits exportateurs ont déjà amélioré leurs compétences techniques et la qualité de leur production au Burkina Faso, au Cameroun, au Ghana, au Sénégal et en Sierra Leone, jusqu'à obtenir les certifications bio et commerce équitable», conclu le rapport FAO.

Les producteurs reconnaissent cependant que l’agriculture biologique a beaucoup de contraintes. «En agriculture conventionnelle, on achète les produits chimiques prêts à l’emploi. En agriculture biologique, on doit fabriquer ses propres produits en se rassurant qu’ils respectent certaines normes», explique Bonsou. «Moi j’utilise la fiente de poule comme engrais. Mais je dois toujours me rassurer que l’élevage d’où vient cette fiente n’utilise pas de produits chimiques. C’est un travail supplémentaire» ajoute Bonsou.

Picker lui assure qu’il n’utilise aucun produit chimique c’est-à-dire aucun produit synthétisé en laboratoire. Il dit utiliser des engrais organiques et d’autres engrais minéraux tels que les roches broyées. «On utilise aussi des techniques de lutte biologique. C’est-à-dire qu’on ne va pas planter sur une très grande superficie uniquement la même culture. On va essayer de mettre les cultures intercalaires de manière à ce qu’un équilibre se fasse entre les ravageurs des différentes cultures et leurs prédateurs», ajoute-t-il.

Au Cameroun, les marques de produit certifiés bio sont de plus en plus nombreuses sur le marché camerounais, les producteurs de la filière bio aussi. Signe que la filière remporte du succès.
lejournalducameroun
 
 
 
 
 
 

jeudi 10 mars 2016

Les lampes solaires Awango en Afrique:des solutions solaires sûres et abordables.




En Afrique, en Asie et aux Caraïbes, de nombreux foyers n'ont pas d'accès fiable à l'électricité. Il leur est donc très compliqué de s’éclairer. Total propose à cet effet des solutions solaires sûres et abordables. Même des villages très isolés peuvent s'en procurer, grâce à des réseaux de distribution spécifiques.

En 2011, Awango by Total était présent dans quatre pays pilotes et les équipes de Total s’étaient fixées pour objectif de vendre 1 million de lampes afin d’apporter une énergie durable et sûre à 5 millions de personnes à horizon 2015. Cet objectif est atteint dès Mai 2015.
 
Awango by Total est maintenant présent dans 29 pays, et  85% des utilisateurs ont déclaré que leur lampe a significativement amélioré leur quotidien.
Patrick Pouyanné, président-directeur général de Total, explique que : « Notre ambition est de poursuivre le développement de ce programme et de viser cinq millions de lampes vendues en Afrique à horizon 2020, c’est-à-dire de toucher 25 millions de personnes sur ce continent au cœur de la stratégie globale de Total. »
Même des villages très isolés peuvent s'en procurer, grâce à des réseaux de distribution spécifiques.

Afrique, Asie, Caraïbes : dans les régions où l'accès à l'électricité ne va pas de soi, les lampes Awango by Total prolongent la journée. Devoirs des enfants, tâches domestiques, travail d'artisanat, déplacements nocturnes… La vie peut continuer une fois le soleil couché, en toute sécurité. La qualité des lampes et leur prix accessible permettent aux familles d’économiser les coûts récurrents des énergies traditionnelles.

L'achat est rentabilisé en quelques mois !L’offre Awango by Total se compose d’une gamme complète de lampes et de kits solaires. Cette gamme de solutions solaires modernes, fiables et accessibles permet l’éclairage et la recharge de petits appareils électriques tels que les téléphones portables.Les solutions énergétiques développées sont innovantes : par leur distribution, leur simplicité d’usage, leur modularité. Ces produits sont à la fois disponibles dans les stations-service Total et via des réseaux partenaires du Groupe. Les équipements sont ainsi diffusés par des revendeurs agréés ou des associations locales permettant d’atteindre ainsi les zones les plus reculées. Ceci permet de toucher un maximum de foyers.

Un engagement sur le long terme

En 2011, Awango by Total était présent dans quatre pays pilotes et les équipes de Total s’étaient fixées pour objectif de vendre 1 million de lampes afin d’apporter une énergie durable et sûre à 5 millions de personnes à horizon 2015. Cet objectif est atteint dès Mai 2015.
 
Awango by Total est maintenant présent dans 29 pays, et  85% des utilisateurs ont déclaré que leur lampe a significativement amélioré leur quotidien.
Patrick Pouyanné, président-directeur général de Total, explique que : « Notre ambition est de poursuivre le développement de ce programme et de viser cinq millions de lampes vendues en Afrique à horizon 2020, c’est-à-dire de toucher 25 millions de personnes sur ce continent au cœur de la stratégie globale de Total. »
 
Total



Lampes Awango by Total


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Agro-Food Industrie, la success-story marocaine "halal certified"




La société marocaine Agro-Food Industrie voit loin. La PME spécialisée dans l'alimentation halal pour bébés a récemment participé au Gulfood 2016, rendez-vous annuel des spécialistes mondiaux de l’agroalimentaire en quête de nouveaux marchés. Organisé à Dubaï du 21 au 25 février dernier, le salon a rassemblé environ 5.000 exposants issus de 120 pays.

"Nous réalisons 90% de notre chiffre d’affaires à l’export dans 25 pays en Europe, en Afrique ou au Moyen-Orient", confiait en janvier 2015 Philippe-Karim Charot, co-fondateur de l’entreprise, au site d'information économique et industrielle L’Usine nouvelle.

"Satisfaire une demande de clients musulmans en Europe"
Implantée dans une vingtaine de pays, cette PME table aussi bien sur le marché de la région MENA (Maghreb-Moyen-Orient) que sur celui de l’Europe et l’Asie de l’Ouest. Parmi ses clients, l’Algérie, Abu Dhabi, le Sénégal ou le Nigéria, mais aussi l’Iran, le Qatar et la France.

La société fournit depuis trois ans l'Iran en petits pots, tandis que la compagnie aérienne Qatar Airways sert les plateaux-repas de la marque aux parents qui voyagent en compagnie de leurs enfants.
En janvier 2015, le groupe annonçait également la signature d’un contrat de distribution dans les pharmacies qataries.
Quant à l’Hexagone, les groupes de grande distribution Carrefour, Casino et Cora proposent depuis 2012 les produits de l’entreprise "pour satisfaire une demande de clients musulmans en Europe notamment", expliquait encore M. Charot à L’Economiste.

Le marché halal français est estimé "entre 5,5 et 7 milliards d’euros par an", selon Lotfi Bel Hadj, docteur à l’Institut d’études islamiques de Paris et auteur de "La Bible du halal" (Editions du Moment, 2015). Soit "environ deux fois celui du bio avec une croissance annuelle à deux chiffres".

A l’échelle internationale, la croissance annuelle du marché de l’alimentaire halal plafonnera à 6.9% environ au cours des prochaines années, indiquait en 2014 la Chambre de commerce de Dubaï, relayée par le journal anglophone émirati Gulf news.

Huffpostmaghreb



 
 

L’Agrobusiness est la mine d’or de l’Afrique…



Selon un rapport de la Banque mondiale, l’industrie agro-alimentaire de l’Afrique a une valeur de 1 milliard de milliards $ en 2030.
 
Avec plus de 60% des terres arables non cultivées dans le monde, les sols fertiles, la main-d’œuvre abondante, et toute l’année du soleil, l’Afrique sub-saharienne a certainement le potentiel pour devenir le plus grand exportateur mondial de produits alimentaires.
Même si l’Afrique décide d’ignorer les marchés d’exportation, un milliard d’habitants du continent offre un marché énorme et prêt pour l’agro-industrie.
 
Pourtant, chaque année, les pays africains importent plus de 70% du blé consommé, plus de 300.000 tonnes de poulet et dépensent plus de 10 milliards $ sur les céréales importées, en particulier le riz.
Fait intéressant, plus d’entrepreneurs africains puisent dans les vastes opportunités dans le marché de l’agro-alimentaire de l’Afrique.
 
Et avec les impacts d’effondrement des prix du pétrole brut en 2016, les géants agro-alimentaires comme le Nigeria et l’Angola sont enfin entrain de mettre un fort accent sur l’agro-industrie comme un moyen de diversifier leur économie. Cela signifie que les gouvernements de ces pays sont maintenant plus ouverts et appuient les initiatives agroalimentaires.
 
Ferloo
 
 
 
 
 

dimanche 6 mars 2016

Afrique : les banques centrales préparent la monnaie unique


Alors que l’Union Européenne s’effiloche quelque peu, menacée notamment par une sortie du Royaume-Uni (Brexit) et la crise des migrants, le monde de la finance du continent africain se rapproche chaque jour un peu plus.

Le bureau de l’Association des banques centrales africaines (ABCA) vient ainsi de se réunir cette semaine à Dakar, capitale sénégalaise, au siège de la Banque Centrale des États de l`Afrique de l`Ouest (BCEAO), en vue de se pencher sur l’état d’avancement du projet d’intégration monétaire de l’Afrique.

A cette occasion, Lucas Abaga Nchama, président de l’ABCA, par ailleurs gouverneur de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC), a tenu à rappeler à l’ouverture des travaux que les chefs d’Etat avaient décidé en 1991 à Abuja de la création de trois principales institutions financières devant assurer l’intégration monétaire et financière du continent : à savoir le Fonds monétaire africain (FMA), la Banque centrale africaine (BCA) et la Banque africaine d’investissement (BAI).

Selon les acteurs du dossier, la coopération entre la commission de l’Union Africaine (UA), l’Association des banques centrales d’Afrique et les Etats membres de l’UA devrait permettre d’effectuer un travail de préparation et de pilotage du processus de réalisation des projets. Les Etats membres ont ainsi l’intention de signer et ratifier leur statut en vue de favoriser le développement et l’émancipation de l’Afrique.

Selon Lucas Abaga Nchama, la prochaine réunion du conseil des gouverneurs qui se tiendra à Abuja, doit être vue comme une opportunité pour avancer dans la mise en œuvre du programme de coopération monétaire en Afrique. « Ce programme constitue notre cadre de convergence pour construire l’intégration monétaire et financière du continent et préparer l’avènement de la monnaie unique », soutient ainsi le président de l’ABCA, souhaitant ainsi insuffler une nouvelle énergie au projet. Une manière aussi d’inciter les Etats à résoudre leurs difficultés à satisfaire les critères de convergence, poussant le conseil des gouverneurs à proroger, en 2013 à Maurice, la période impartie à la phase III. Cette dernière prévoyant le respect du Ratio Déficit budgétaire / PIB inférieur à 3 %, l’élimination du crédit de la Banque Centrale à l’Etat, un taux d’inflation inférieur à 5 % et un Ratio Réserves extérieures / Importations supérieur à 6 mois.

Usant de diplomatie, le président de l’ABCA a toutefois ajouté que le caractère souvent « procyclique » des critères retenus et le manque d’harmonie quant à la façon de les calculer ne simplifiait pas les choses. De ce fait, des travaux seront réalisés en vue d’une révision, les conclusions qui en ressortiront devant être présentées lors du prochain conseil des gouverneurs à Abuja au Nigeria.

De son côté, le Dr Anthony Mothae Maruping, Commissaire pour les affaires économiques de la Commission de l’Union Africaine, s’est voulu encore plus insistant, exhortant les participants à la réunion à « accélérer la mise en place des pré-requis indispensables » à la mise en route du processus d’intégration financière en Afrique.
Pour le président de l’Association des Banques Centrales Africaine, le renforcement de l’intégration financière et la coopération bancaire à l’échelle régionale et continentale passera par « l’amélioration des échanges d’informations et la collaboration dans le domaine des activités bancaires transfrontalières ».

C’est dès le 25 mai 1963 que les chefs d’Etats des pays composants l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ancêtre de l’Union Africaine (UA), demandaient la mise en place d’un comité économique en charge de produire des études sur les questions monétaires dans la perspective d’une monnaie unique africaine. Cette volonté des chefs d’Etats s’est traduite par la mise en place de l’Association des gouverneurs des banques centrales africaines (ABCA) et des comités sous régionaux de cette institution, laquelle compte à ce jour 39 Banques centrales.

Le 4 septembre 2002 l’ABCA définissait un programme de travail en vue de mettre en place la monnaie unique africaine. Un an plus tard, en aout 2003, l’ABCA avait annoncé qu’en 2021, l’Afrique sera dotée d’une monnaie unique et d’une banque centrale panafricaine.
En août 2015, Lucas Ababa Nchama avait déclaré que ce rêve pourrait devenir réalité d’ici une quinzaine d’année. « Nous sommes en train de travailler. On peut fixer un horizon. Peut-être 2030. Nous avons préféré adopter une approche graduelle. Constituer d’abord des sous-régions. Il y en a six », avait-il précisé. Le gouverneur de la BEAC avait également précisé qu’en vue de « rester conforme à la théorie économique, notamment celles des zones monétaires optimales où il faut d’abord un minimum de convergence macroéconomique au niveau de l’économie réelle avant de passer au monétaire », la préférence avait été donnée à la « constitution de groupements sous-régionaux. »


Lucas Ababa Nchama avait alors également affirmé que le projet était réalisable malgré les conventions liant les pays de la zone Franc (CFA) à la France. « C’est comme l’intégration à l’intérieur de la Cémac [Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale]. Un Etat peut décider d’aller avec les autres, comme il peut décider de revenir », avait-il ajouté, rappelant la souveraineté des Etats. Tout en soulignant : « nous ne sommes pas les otages des Français [mais]» des partenaires ». Précisant que les pays d’Afrique francophone avaient signé une convention monétaire avec le Trésor français juste pour la convertibilité extérieure, il avait au final affirmé : « nous sommes libres».


La création d’une monnaie unique qui constitue certes une utopie pour certains … mais que des pays comme la Chine suivent de près …
Selon l’Abca, la concrétisation du projet favorisera, entre autres, d’importants échanges inter-africains et une intégration politique projetée depuis un demi-siècle. « S’il y a une intégration africaine avec une population jeune, avec tout ce dont regorge le continent africain, nous sommes capables de rêver qu’avant 2050, comme la Chine l’a montré au monde, l’Afrique est capable de devenir une puissance économique mondiale. C’est dans cette perspective que nous travaillons », avait assuré en août 2015 le gouverneur de la BEAC.

Sources :le blogfinance





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samedi 5 mars 2016

Cameroun:Foire internationale des affaires : la première édition annoncée à Douala


La ville de Douala abritera la première édition de la foire internationale des affaires et du commerce. L’évènement se tiendra en 2018.

Ce prochain rendez-vous des affaires se déroulera en alternance avec le salon internationale de l’entreprise de la PME et du partenariat de Yaoundé (PROMOTE). La foire internationale des affaires et du commerce de Douala ambitionne de favoriser les échanges entre les acteurs du secteur du commerce.

La convention de partenariat créant cet évènement a été récemment signée entre le ministre camerounais du commerce Luc Magloire Mbarga Atangana et le président de la fondation de la fondation Inetr-Progress, Pierre Zumbach. Ainsi la ville de Douala au même titre que la capitale Yaoundé aura son grand rendez-vous des affaires.

camerpost.

Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre camerounais du Commerce
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jeudi 3 mars 2016

Des chercheurs algériens développent une nouvelle technique de production de silicium



Une nouvelle technique de production de silicium est en cours de développement à la faveur du partenariat académique algéro-japonais, a-t-on appris dimanche à Oran du manager du programme "Sahara Solar Breeder" (SSB) dédié au développement des technologies solaires.
Quatre jeunes chercheurs algériens sont investis dans ce travail scientifique mené à l'Université d'Hirosaki (Japon) et qui sera concrétisé par le montage d'un nouvel équipement au profit de l'Université des sciences et de la technologie d'Oran Mohamed Boudiaf (USTO-MB), a précisé à l'APS Pr. Amine Boudghene Stambouli.
Le projet évolue avec l'aide du Pr Kenji Itaka, concepteur du premier four à induction dont a bénéficié l'USTO-MB en juin 2015, devenue du coup le premier établissement universitaire algérien producteur de silicium, a fait savoir Pr Stambouli.

Ce professeur-chercheur à l'USTO-MB est le manager du programme SSB (Sahara solar breeder, ou élevage de stations solaires) qui a permis l'élaboration en 2015 de l'étude de faisabilité d'une opération d'envergure de production électrique à partir du Sahara en vue de son acheminement vers le nord du pays, via les câbles supraconducteurs.

L'étude repose sur le captage des rayonnements solaires par les panneaux photovoltaïques dont le composant essentiel est le silicium, matière première présente dans le sable et dans la roche dite diatomée contenue dans le gisement de Sig (wilaya de Mascara).
Le principe de fonctionnement du four à induction de l'USTO-MB réside dans le traitement de la silice qui, mélangée au carbone, est chauffée à très haute température pour libérer l'oxygène et produire le silicium.

"Le futur équipement attendu par l'USTO-MB se distinguera par une meilleure performance, offrant un niveau inégalé de pureté de silicium", a fait valoir Pr Stambouli qui a pris part au dernier Workshop international sur le programme SSB, tenu du 21 au 24 février à l'Université de Tsukuba (Japon).

Le SSB a été au centre de cinq éditions du Forum Asie-Afrique sur l'énergie durable, organisées en alternance dans les deux pays, à savoir en août 2011 à Nagoya, en mai 2012 à Oran, en mai 2013 à Hirosaki, en mai 2014 à Oran et en mai 2015 à Tsukuba.

Publié dans Santé-science et technologie



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Cameroun-Turquie :Bientôt une usine d’armes et de munitions au Cameroun



C’est devenu un secret de polichinelle. Le Cameroun et la Turquie veulent faire front pour barrer la voie à la secte terroriste Boko Haram. Le journal L’Epervier édition du 2 mars 2016 informe sur l’intention conjointe de ces deux pays qui à cet effet envisagent « la mise sur pied d’une usine de fabrication  d’armes et de munitions ».

Cette industrie se veut être la matérialisation de la coopération militaire entre Yaoundé et Ankara. C’est donc pour étudier le cadre et les termes de cette coopération que Joseph Beti Assomo ministre de la défense a reçu le 29 février dernier la délégation turque conduite par le général de division Saban Umut.

S’il est vrai que tous les points au menu des échanges entre Joseph Beti Assomo et Saban Umut n’ont pas été rendus publics, le secteur le justifiant, il est tout de même connu que la délégation turque en séjour au Cameroun met une emphase sur le volet sécuritaire.

Car René Claude Meka le Chef d’état-major des armées et Jean Baptiste Bokam secrétaire d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie avaient respectivement déjà reçu Saban Umut qui est en réalité, le sous-secrétaire d’Etat à l’industrie du ministère de la défense turque.

Dans l’agenda des turcs, on a noté aussi la visite du laboratoire central de matériels. Des démonstrations y ont été faites pour la grande satisfaction des hôtes du Cameroun. Le général de division turc s’est également enquéri sur les problèmes que rencontre l’armée camerounaise.

Des colonnes du journal on apprend qu’il a promis une aide de son pays pour répondre à quelques difficultés. L’Epervier écrit en parlant dudit appui qu’il va porter « sur la formation des officiers de police judiciaire dans la maîtrise des attentats en ce qui concerne la police scientifique et technique et les dispositions sécuritaires et de préventions des attentats ».

Le 1er mars dernier la délégation turque s’est rendue à Garoua pour visiter la cartoucherie de la région. Ce 2 mars à Yaoundé elle prend part à la réunion des experts de la commission bipartite de l’accord de l’industrie d’armement.
Cameroun-info
http://www.camerounliberty.com/cameroun-turquie-bientot-une-usine-darmes-et-de-munitions-au-cameroun/


photo de Cameroun liberty


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mercredi 2 mars 2016

Afrique :l'épandage aérien,un danger pour la santé et pour notre agriculture



(Afrique de Demain) - Aujourd'hui nous allons aborder un phénomène mondial qui est l'épandage utilisé sur des grandes surfaces cultivées. En Afrique, en l'absence de règlementations précises, l'utilisation de ces pratiques tue l'agriculture saine et met en péril notre santé.

Ainsi nous sommes contaminés par ce que nous mangeons  de nos jours, rien qu'à constater l'augmentation des cancers en Afrique, n'est pas anodins, il faudrait que nos Etats se penchent sur ce phénomène et mettent en place des lois qui interdisent l'utilisation de pesticides dangereux pour nos sols et pour la santé des populations vivant aux alentours de ces terres. Ces populations rurales sont les premières exposées, car elles respirent des pesticides, consomment à travers leurs petits champs contaminés des pesticides, elles boivent l'eau contaminée des fleuves et puits situés à proximité de ces épandages,on oublie cela.

Ne pensez pas que l'africain des villes est épargné, et bien non! . Car l'épandage aérien se propage à des kilomètres et menace les villes. 

Il faut faire quelques choses, que les ministères de l'agriculture et de l'environnement et de la santé se penchent sur ce phénomène pour l'avenir de l'agriculture en Afrique et pour la santé de tous.
L'épandage aujourd'hui serait responsable de nombreuses maladies : lésions de la peau, douleurs osseuses et articulaires, fatigue chronique, anxiété, maladie des morgellons,cancers, infertilité chez les hommes comme chez les femmes, malformations fœtales et de naissance,QI inférieur à la normale, autisme, problèmes respiratoires, maladie de parkinson,alzheimer....
 
Arrêtons le désastre avant qu'il ne soit trop tard
Vive l'agriculture saine! vive l'Afrique de Demain!




Vidéos sur le danger des pesticides

 
 
 


La Communauté Afrique de Demain vous accueille...Bienvenue

mardi 1 mars 2016

Maladies majeures : le Burkina Faso se dote d'un Institut spécialisé



«L'Institut Pierre Delbet (IPB), spécialisé dans la prévention du diabète, du cancer et de l'hypertension, a lancé ses activités au Burkina Faso», rapporte l'Agence d'information burkinabè (AIB).
«L'objectif de l'institut Pierre Delbet est de venir en aide aux populations dont l'espérance de vie est la plus faible au monde», a déclaré son président international Yvan Erbs, ajoute la même source.
Et de poursuivre que la méthode de Yvan Erbs pour prévenir ces maladies, s'articule autour d'une bonne hygiène alimentaire et la prise en soin des cellules du corps.
L'Institut Pierre Delbet dont le siège se trouve à Paris, a ouvert son premier bureau Afrique en 2015 en Côte d'Ivoire et compte s'installer dans 16 autres pays africains d'ici à 2017.
Le bureau du Burkina Faso a ouvert ses portes le 26 février à Ouagadougou.  

Le matin.ma