jeudi 4 février 2016

OIT : Combattre le travail forcé et la traite des personnes en Afrique

Deux siècles après l’abolition du commerce transatlantique des esclaves, le BIT estime à près de 21 millions de personnes les victimes du travail forcé – dont 3,7 millions en Afrique. Si la plupart d’entre elles sont exploitées par des particuliers ou des entreprises privées, environ 2 millions de personnes sont forcées à travailler par des institutions publiques ou des groupes rebelles. Le travail forcé constitue une source abondante de profits illégaux pour ceux qui l’imposent et refusent aux travailleurs la part qui leur revient de droit. Il est fréquent dans les secteurs où l’encadrement par le droit du travail est faible ou inexistant, et où les contrats de travail informels sont monnaie courante. Le travail domestique, l’agriculture, la construction, certaines branches de la production manufacturée et les industries du sexe et du spectacle sont les plus fréquemment cités.

Le 2 décembre 2012, le Directeur général du BIT a rappelé, dans son message à l’occasion de la Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage, que l'abolition de l'esclavage, notamment sous ses formes modernes, est un combat de tous les jours. Ces pratiques sont la négation même du principe affirmé par la communauté internationale dans la Constitution de l'OIT selon lequel « le travail n'est pas une marchandise ». Le Directeur général a également demandé une action renforcée pour mettre fin à toutes les formes d’esclavage contemporain : les gouvernements doivent premièrement faire appliquer les lois existantes et adopter des mesures au niveau national pour lutter contre le crime que constitue le travail forcé. Deuxièmement, les entreprises et les travailleurs doivent veiller à bannir le travail forcé des chaînes d’approvisionnement et à signaler les violations des droits des travailleurs. Troisièmement, il faut lever les obstacles qui s’opposent à la coopération au niveau national et international entre les inspecteurs du travail, les organes chargés de faire appliquer la loi et les gouvernements, afin de coordonner et de conjuguer les efforts des différents acteurs. Quatrièmement, la pauvreté étant l’une des causes principales de la persistance du travail forcé, il est crucial pour venir à bout de cette pratique, d’appliquer des mesures de promotion de l’emploi et de valorisation des revenus, et d’établir des socles de protection sociale définis à l’échelon national.  
La suite sur http://www.ilo.org/addisababa/WCMS_229745/lang--fr/index.htm

OIT : Organisation Internationale du Travail
Un enfant dans une plantation



 

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