jeudi 15 septembre 2016

Le Mali, premier investisseur d’Afrique francophone en matière de recherche


Selon des données publiées par l’UNESCO, le Kenya, le Mali et l’Afrique du Sud sont les trois pays d’Afrique sub-saharienne qui se rapprochent le plus des objectifs régionaux en matière de recherche et de développement (R&D), tels que fixés par l’Union Africaine, conformément aux objectifs mondiaux de développement durable (ODD).

Les ODD engagent les pays membres de l’ONU à promouvoir une industrialisation durable, en augmentant les dépenses en R&D et le nombre de chercheurs.

En août 2015, les pays membres de l’ONU s'étaient engagés à “renforcer la recherche scientifique, perfectionner les capacités technologiques des secteurs industriels de tous les pays, en particulier des pays en développement, notamment en encourageant l’innovation et en augmentant considérablement le nombre de personnes travaillant dans le secteur de la recherche et du développement pour un million d’habitants et en accroissant les dépenses publiques et privées consacrées à la recherche et au développement d’ici à 2030.”


En ce qui concerne le continent africain, l’Union africaine a fixé les objectifs en matière d’investissements en RD à 1% du PIB.

Les deux indicateurs – augmentation des investissements en RD et du nombre de chercheurs -, inclus dans l’outil en ligne de l’UNESCO intitulé “Combien votre pays investit-il en R-D?”(1), donnent un aperçu des efforts réalisés dans les 137 pays sur lesquels l’étude a porté.

En Afrique, elle concerne trente-deux pays en tout et se base essentiellement sur les statistiques disponibles.

Il en ressort que l’Afrique du Sud, avec près de cinq milliards de dollars et 404 chercheurs pour un million d’habitants, est le pays africain le plus performant, suivi du Kenya, avec près de 800 millions de dollars et 230 chercheurs pour un million d’habitants.

Le Mali referme le peloton de tête, avec des investissements à hauteur de 153.368.000 dollars (environ 90 milliards de Francs CFA) et 29 chercheurs pour un million d’habitants.

Le Niger, quant à lui, ferme la marche, avec 7 chercheurs pour un million d’habitants – le document de l’UNESCO ne donne pas des données chiffrées relatives aux investissements en RD pour ce pays.

Ces chiffres ne renseignent cependant pas sur la complexité des efforts engagés à divers niveaux par les Etats pour promouvoir la recherche. Ils tiennent compte en effet avant tout, des efforts financiers engagés par chaque pays, au regard du point 9.5 des objectifs de développement durable.

Ainsi, même si le Mali consacre 0.7% de son PIB à la recherche, contre 0.5% pour le Sénégal, il est encore loin de son voisin du Sud, aussi bien en termes de nombre de chercheurs pour un million d’habitants que, certainement, en termes d’infrastructures en matière de recherche.

Il n’en demeure pas moins qu’avec des investissements de l’ordre de 150.174.300 dollars (0.5% du PIB), le Sénégal a encore du chemin à faire pour respecter l’objectif de consacrer au moins 1% de son PIB à la RD d’ici à 2020.
 

Disparités

De la même manière, les pays ne figurant pas à ce jour en tête de peloton ne peuvent pas encore être considérés comme ayant failli à leurs engagements, puisqu’ils ont encore trois ans au moins pour atteindre les objectifs fixés.

De manière générale, les chiffres de l’Institut de statistique de l’UNESCO montrent également des disparités à l’intérieur d’une même région.

Ainsi, en Afrique sub-saharienne, les pays francophones apparaissent comme les plus en retard par rapport aux objectifs de renforcement des capacités en matière de recherche.

A l’échelle mondiale, les cinq pays avec les plus forts niveaux d’investissements, en termes de dépenses absolues, sont les Etats-Unis (457 milliards de dollars), la Chine (368 milliards de dollars), le Japon (166 milliards), l’Allemagne (106 milliards de dollars) et la Corée du Sud (74 milliards de dollars).

Il est à noter que pour ces cinq pays, l’essentiel des investissements provient des entreprises.

Cependant, ce classement est bouleversé lorsque les niveaux d’investissements sont ramenés au pourcentage du PIB.

La Corée du Sud (4.3%), Israël (4,1%), le Japon (3,6%), la Finlande (3,2%) et la Suède (3,2%) arrivent en tête suivant cette variable.

Toujours au niveau régional, de nombreuses disparités existent, en raison notamment des objectifs fixés par chaque région.

A titre d’exemple, l’Union européenne engage ses Etats membres à consacrer 3% de leur PIB aux investissements en R&D d’ici à 2030, tandis que l’Union africaine s’est contentée d’un modeste 1%.

S’exprimant sur la publication de ces données, Silvia Montoya, la directrice de l’Institut de statistique de l’UNESCO, a déclaré que “l'innovation est la clé de réalisation de chacun des objectifs de développement durable. Il est donc essentiel de suivre les investissements en R&D dans les domaines du savoir, de la technologie et de la pensée, qui animent l'innovation dans les pays.”



Sources Scidevnet

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mercredi 24 août 2016

Cameroun - Innovation : Cultiver des légumes dans sa maison



Flavien KOUATCHA, 27 ans, est ingénieur généraliste. En 2015, il fonde « Save Our agriculture », une start-up spécialisée dans la conception de kits aquaponiques.
Ci- dessus deux vidéos de son activité.
Vive la jeunesse africaine, vive l'Afrique de Demain!
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Photo de "Save our agriculture"
                                                  

Flavien KOUATCHA - Fondateur "Save Our agriculture" - DR


 

Vidéo de Agribusiness tv
                                        

Video in English

lundi 22 août 2016

Invention Kényanne: Un Kenyan invente des chaussures qui rechargent les téléphones portables



Anthony Mutua, 24 ans, Kényan, invente les chaussures qui rechargent des batteries ! En fait, il a utilisé les chaussures de sport Nike comme échantillons.
L’idée : Se servir de l’énergie créée par les mouvements de notre corps pour générer de l’électricité et donc recharger des batteries de téléphones portables ou d’autres appareils électroniques. La batterie est placée dans la semelle de votre chaussure et le système piézoélectrique s’active à chaque pression de notre pied sur le sol et produit une énergie renouvelable sans débourser le moindre centime.


À vrai dire, il y a deux manières de collecter l’énergie : relier directement l’appareil à recharger à votre chaussure via un câble assez grand pour que l’appareil en question puisse être placé et tenir dans une poche, ou conserver l’électricité générée dans la batterie du système pour le recharger une fois assis. La puce s’adapterait à priori à la semelle de n’importe quelle chaussure et serait même transférable dans une autre paire en cas d’usure. Des doutes subsistent quant à leur adaptation pour les tongs et certaines pantoufles.

L’invention est estimée à 35 euros et constitue un pas supplémentaire vers les énergies renouvelables et le développement durable. Le concept de M. Mutua a obtenu une subvention de 6 000 dollars (environ 4 700 euros) du Conseil National du Kenya de la Science et de la Technologie (NCST). Ces chaussures n’ont pas encore franchi l’étape essentielle de la commercialisation.

Source Blueline senegal

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Côte d'Ivoire : Invention ivoirienne : la prise électronique protecteur


Brou Koffi est un inventeur de nationalité ivoirienne passionné d’électronique depuis son enfance, et qui a toujours voulu comprendre les mécanismes de fonctionnement des appareils électroniques. 

Né en 1983, sa passion ou sa vocation pour l’invention va le contraindre à abandonner ses études en classe de 3ème. Et pourtant, il invente sans avoir suivi d’études d’ingénieur. Toutefois, il précise qu’il lit des livres d’électronique pour comprendre les principes de base. 
 
Comme la plupart des inventeurs africains, ce jeune inventeur ivoirien manque de moyens financiers pour aller de l’avant. Aussi, pour subvenir à ses besoins et continuer à autofinancer certaines de ses inventions, Brou Koffi maintient et dépanne des appareils électroniques. 
 
Une de ses dernières inventions est un boitier qui protège les appareils électroniques et ménagers, les stabilisateurs et les élévateurs de tension en cas de forte perturbation sur le réseau électrique. Ce boitier est branché à une prise de courant. On peut ensuite raccorder d’autres appareils au boitier. Une fois branché, le boîtier met la tension (220 v) en attente. Cette phase d’attente est signalée par une LED clignotante rouge qui se trouve sur le boîtier. Après 30 secondes, la LED rouge s’éteint et l’appareil laisse passer le courant électrique vers les appareils qui lui sont raccordés. Cette phase est signalée par une LED verte. 
 
En résumé, en cas de perturbation sur le secteur, la LED rouge clignote. Le courant n’est plus distribué aux appareils qui sont branchés sur le boîtier. Après cette attente, au cours de laquelle le courant est stabilisé, le boîtier laisse enfin passer le courant électrique ; ce que signale alors la LED verte. Le nom donné à cette invention par son inventeur est « Prise Electronique Protecteur » dont l’acronyme est P.E.P. 
 
Il est vrai que l’Afrique a des problèmes de formation et de soutien aux inventeurs ; mais elle ne manque pas de talents. C’est un manque de vision, érigé en politique à l’échelle continentale, qui mine l’avenir d’une Afrique qui veut pourtant se développer et s’industrialiser.
 
 
 
                                                

 

jeudi 4 août 2016

Afrique : Au Ghana, de l'électricité grâce aux tourniquets des cours de récréations.......



Pediatorkope (Ghana) - La petite île de Pediatorkope, dans le sud-est du Ghana, est une des plus pauvres du pays. Elle ne dispose pas de l’électricité. Depuis peu, les écoliers de l’île produisent eux-même leur énergie grâce à un dispositif ingénieux imaginé par l’ONG Empower Playgrounds.
L’île, qui n’est pas reliée au réseau national de distribution d’électricité, est plongée dans l’obscurité à la nuit tombée. Aucune voiture n’y circule et la population vivote en cultivant des moules sur le fleuve Volta. Mais les écoliers peuvent désormais s’éclairer pour étudier le soir grâce… à l’énergie qu’ils ont générée en jouant dans la journée.
Quand les élèves de l’école élémentaire de Pediatorkope font tourner les tourniquets en fer, dans la cour de récréation, une turbine connectée à une batterie permet de recharger des lampes LED.
Ces lampes, dotées d’une autonomie d’une quarantaine d’heures, sont distribuées aux enfants, qui peuvent désormais se réunir en fin d’après-midi pour faire leurs devoirs.
Pour Gerson Kuadegbeku, enseignant dans cette école, cet ingénieux procédé, mis en place par l’ONG américaine Empower Playgrounds, a déjà permis d’améliorer les résultats des élèves.
« Avant, les enfants avaient de mauvais résultats à l’école, mais grâce à ces lampes, le programme est mieux assimilé », reconnaît-il.
Le Ghana, deuxième puissance économique d’Afrique de l’Ouest, est paralysé par une crise énergétique sans précédent qui ralentit son activité économique. Parfois, les coupures d’électricité peuvent durer jusqu’à 24 heures.
Le gouvernement, très critiqué pour ne pas avoir réussi à maintenir la croissance économique prometteuse de ce pays qui a commencé à extraire du pétrole en 2010, a signé de nouveaux contrats, récemment, avec des compagnies privées d’électricité. Mais la situation risque de mettre du temps à s’améliorer et, en attendant, la demande de générateurs électriques augmente.
Certaines entreprises ont menacé de quitter le pays, d’autres ont dû licencier à cause de la baisse d’activité.
Le principal parti d’opposition, le Nouveau parti patriotique (NPP), est descendu dans la rue, le mois dernier, pour dénoncer la paralysie des entreprises et réclamer des solutions de la part du président John Dramani Mahama.
« Si, en tant que gérant d’une entreprise, on doit avoir recours à un générateur électrique avant de pouvoir commencer à produire, c’est qu’il y a un vrai problème », s’est indigné le député d’opposition Isaac Osei.
Si la situation est préoccupante à Accra, la capitale, c’est encore pire encore dans les zones rurales. Et dans ces régions pauvres, les enfants, souvent obligés d’aider leurs parents dans leurs tâches agricoles après l’école, sont ensuite empêchés de faire leurs devoirs, à la nuit tombée, par manque de lumière.
Grâce aux tourniquets producteurs d’électricité, les enfants des zones rurales augmentent leurs chances de poursuivre leurs études au-delà de l’école primaire, explique George Thompson, directeur de projet pour Empower Playgrounds.
« Pour l’instant nous sommes présents dans 42 écoles » du Ghana, a-t-il précisé à l’AFP.
« Selon nos études, (ce projet) a vraiment permis à ces enfants de faire des progrès dans leur scolarité », a-t-il ajouté.
« Tout ce que nous attendons de la communauté est qu’elle s’assure que, quand ces enfants ramènent ces lampes à la maison, elles oient utilisées à bon escient, pour les devoirs ».
Forte du succès de ces manèges écologiques, l’ONG a aussi créé une petite unité productrice d’énergie d’origine solaire sur l’île. Les habitants peuvent s’équiper d’une batterie qui leur permet de faire marcher quelques lampes et de recharger leur téléphone à la station pour la somme de 500 cédis (environ 130 euros).
Humphrey Teye Ayeh, un habitant de Pediatorkope, dit avoir fait cet investissement à cause de la hausse du prix du kérosène avec lequel il alimentait son générateur. La batterie qui tient un mois, dit-il, doit ensuite être emmenée à recharger pour cinq cédis (1,30 euro) supplémentaires.
« Notre objectif n’est pas de faire des bénéfices mais de faire de ce système un projet durable » et de financer l’entretien de la station notamment, explique M. Thompson.

afp - good planet

La communauté Afrique de Demain


                                                     
Les élèves de l’école élémentaire de Pediatorkope au Ghana, le 21 février 2015© AFP

mardi 19 juillet 2016

Afrique:Le Cameroun sera bientôt doté d'une unité de fabrication des réactifs en biochimie et hématologie



Fruit d’un partenariat entre l’Institut de recherches médicales et d'études des plantes médicinales (IMPM) et la Société française de réactifs et d’instruments (SFRI), spécialisée dans les analyses de biochimie humaine, cette usine sera, selon les promoteurs, la toute première en Afrique subsaharienne.
 
Ce transfert de technologie dans le domaine de la médecine est une grande première en Afrique, tourné vers l’importation de la quasi-totalité des produits de santé.
A cet effet, une délégation en provenance de Bordeaux Métropole, conduite par Michel Vernejoul, conseil délégué en charge des relations internationales et de la décentralisation de cette ville, a été reçue en audience par la ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI), Madeleine Tchuinté, le 29 juin 2016 à Yaoundé.
 
Au sortir de l’audience, M. Vernejoul, satisfait de cette coopération, a promis à la MINRESI le développement, à travers la SFRI, des partenariats dans le domaine de la santé.
Et Madeleine Tchuinté de renchérir : «Il s’agit d’un partenariat qui va permettre à l’IMPM de fabriquer des réactifs en biochimie et hématologie.»
 
Pour le directeur général de la SFRI, Gilles Mougin, au terme de la visite de l’immeuble et des premiers matériels pour le montage de l’usine en question déjà disponibles : «C’est un sentiment de fierté et de satisfaction. Les formations du personnel utilisateur ont commencé. Et après l’installation du matériel, la production des réactifs va commencer».
 
Et le directeur de l’IMPM, le Pr. Jean Louis Essame Oyono, de décliner les avantages sanitaires et économiques que présente la firme. «Des réactifs sont d’une grande préoccupation dans les laboratoires. En ce qui concerne la biochimie des maladies du foie, du rein, de la glycémie et autres. Et quant à l’hématologie, il s’agit de faire tous les tests qui concernent les composantes du sang», dira-t-il. Non sans insister sur le fait que «la technologie ici en question consiste à rendre compatibles les réactifs avec toutes les gammes d’automates camerounaises».
 
Afin d’être en phase avec les exigences des systèmes de management de la qualité (SMQ) pour l'industrie des dispositifs médicaux, M. Mougin a promis d’accompagner l’IMPM pour «une certification à la norme ISO 13485» de cette usine.
 
Avec l’opérationnalisation de ce laboratoire, l’importation des réactifs thérapeutiques ne sera plus bientôt qu’un lointain souvenir pour le Cameroun.
 
Il est à relever que la signature de ce partenariat entre le Cameroun et l’IMPM sous-tutelle du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation et la SFRI de Bordeaux Métropole a été facilitée par le Camerounais d’origine, Pierre de Gaétan Njikam Mouliom, par ailleurs adjoint au maire de la ville de Bordeaux.
 
 
 
                                                                

mardi 12 juillet 2016

Technologie : Des ordinateurs made in Rwanda



(Afrique de Demain) - Le made in Africa a de beaux jours devant lui, de nombreux pays africains commencent à se lancer dans cette aventure du savoir faire africain. On oublie souvent que le continent, berceau de l'humanité a vu naître l'écriture et  la plupart des sciences de l'humanité.

Mais le continent a perdu de sa superbe dans le domaine des sciences du développement au profit d'autres continents comme l'Europe.
Aujourd'hui le réveil africain est en marche et ne compte pas s'arrêter là, c'est maintenant une certitude. A ceux qui en doutent encore, il serait temps de vous rendre à l'évidence de la réalité des faits.

Je vous en donne un exemple de technologie non seulement made in Africa mais plus précisemment "Made in Rwanda" ce Pays qui, il y a vingt ans a connu une des pires guerres de son histoire, aujourd'hui il donne l'exemple avec PositivoBGH Rwanda cette Société internationale implantée au Rwanda qui a commencé à fabriquer des laptops pour l’Afrique depuis 2015.

 Le contrat a été conclu avec le Ministre de l’Education représentant le Gouvernement rwandais pour que POSITIVO BGH produise des laptops dans le pays comme le faisait déjà cette Société en les fournissant  dans le cadre du Projet «One Laptop per a Child .

C’est une première qu’une pareille société s’installe au Rwanda pour produire des ordinateurs pour toute l’Afrique, selon le D.G Miguel Stief.

POSITIVO BGH a 40 ans d’existence, qu’elle est basée en Amérique Latine, qu’elle a un chiffre d’affaires de $US 2,5 milliards, et qu’elle opère dans le monde entier, en Amérique Latine et en Asie.

L'Afrique en marche, Vive l'Afrique de Demain forte!!!


Eveline Soumah Ndjomo
La communauté Afrique de Demain

                                          

PositivoBGH - .
                                                
Le DG  Miguel Stief (à gauche) et le Ministre Silas Lwakabamba



 

mardi 5 juillet 2016

Des startups pour électrifier l’Afrique


De plus en plus d'entreprises interviennent en Afrique avec l’ambition de combler les lacunes du continent en matière d’électrification

Régler les inégalités de l’accès à l’énergie

Le plus grand obstacle pour parvenir à un accès à l’électricité universel reste les infrastructures. Le problème, spécialement dans les zones faiblement peuplées,  réside en effet bien souvent dans le manque de lignes électriques.
Sans ligne pour les relier au réseau, beaucoup de communautés n’ont tout simplement pas accès à l’électricité. Des villages entiers sont alors plongés dans l’obscurité dès la nuit tombée. Pour que cette situation ne soit pas une fatalité, de nouveaux projets naissent chaque jour pour tenter de régler le problème.
Au lieu de s’aventurer dans la construction d’infrastructures très onéreuses, une startup du nom de Off-Grid utilise des panneaux solaires bon marché pour alimenter les zones rurales africaines en énergie.
Off-Grid Electric est une entreprise fondée en 2012 par Xavier Helgesen. Ce dernier a eu l’idée de sa société lors d’un voyage professionnel au Malawi. Le village était situé complètement en dehors du réseau électrique. Les habitants vivaient sans électricité et utilisaient principalement des lampes kérosène pour s’éclairer.

Déjà 50 000 maisons équipées chaque mois

Le programme proposé par Off-Grid vise à installer des panneaux solaires sur le toit de maisons situées dans des régions qui n’ont pas la chance de bénéficier du réseau électrique global. Le service inclut un compteur qui permet de suivre la consommation électrique des ménages, des lampes LED, une radio ainsi qu’un chargeur de téléphone.
Les clients paient pour l’électricité qu’ils utilisent et peuvent régler leur facture via une application mobile.
L’entreprise se targue aujourd’hui d’alimenter plus de 50 000 maisons par mois, et s’est fixée pour objectif d’atteindre le million de maisons africaines d’ici à 2017. Off-Grid couvre actuellement des parties de la Tanzanie et prévoit d’étendre ses projets au Rwanda dans quelques mois. L’entreprise espère à terme pouvoir se développer à l’international.

lessmartgrids

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mercredi 29 juin 2016

Le Brexit fera mal à l’Afrique (experts)



Deuxième investisseur européen en Afrique avec plus de 150 grands projets, le Royaume-Uni révisera ses contrats d'investissement signés sous l'emprise de l'Union européenne

 

Deuxième investisseur européen en Afrique avec plus de 150 grands projets dans les infrastructures, le transport aérien, les hydrocarbures, l'uranium et le cacao, le Royaume-Uni révisera ses contrats d'investissement signés sous l'emprise de l'Union européenne.

La sortie des Britanniques de l’Union européenne (UE), au terme d’un Brexit voté à 51,9% des voix, ne sera pas sans lourdes conséquences sur le continent africain.

Approchés, des analystes et économistes africains n’ont pas hésité à dire que le plus gros de l'orage est à venir.

Si les conséquences de ce retrait sont déjà visibles en Europe avec la chute historique des indicateurs boursiers (-8% pour le CAC 40 à Paris, -10% pour le DAX en Allemagne), elles le seront également en Afrique subsaharienne. Le constat des experts se réfère surtout au statut du Royaume-Uni, en tant que deuxième investisseur européen après la France dans cette région du monde.

Issa Abdel Mamout, économiste et enseignant chercheur à l’Université de N’Djamena explique : « Les Britanniques sont sortis de l'Union européenne parce qu'ils estimaient que leur économie était otage des institutions européennes de Bruxelles. Ils ne vont, donc pas, faire de cadeaux aux Africains. »

Les accords commerciaux, les négociations de partenariat qu'elles soient bilatérales ou multilatérales et les conditions des projets d’investissement signés avec l'Afrique sous l’emprise de l’UE seraient, dit-il, fort probablement redéfinies par Londres.

Le Royaume-Uni est le deuxième investisseur européen en Afrique avec à la clé 156 gros projets dans les infrastructures, le transport aérien, les hydrocarbures, l'uranium et le cacao, selon l’universitaire tchadien.
Des pays relevant du Commonwealth comme le Nigeria, l'Afrique du Sud, le Kenya et le Cameroun ainsi que d’autres pays francophones tels le Sénégal et la Côte d'Ivoire, où le Royaume Uni détient d’importants investissements ont des soucis à se faire, annonce l’économiste.

Conséquence directe du Brexit: Les investissements du Royaume Uni dans ces pays chuteront, seront interrompus ou dans une moindre mesure seront renégociés, vu qu’ils étaient conclus sous l'emprise de l'UE, estime Abdel Mamout. A l'instar du Tchad où la Grande Bretagne est le troisième investisseur (après la Chine et la France) dans les infrastructures et l'exploration des sites pétroliers, le Niger et son uranium, le Nigéria et le Cameroun, avec leurs sites pétroliers dont un bon nombre est exploité par les Britanniques, payeront, eux aussi, le lourd tribut du Brexit, estime l’économiste tchadien.

Prédisant que la priorité des Britanniques ira aux investissements internes dans l’objectif de défendre et de faire valoir leur choix, le même analyste estime qu’il y aura une baisse significative des investissements du Royaume en Afrique, dans les mois à venir.

Aux impacts économiques du Brexit s’ajoutent, de surcroît, d’autres conséquences cette fois-ci d’ordre social et humanitaire. Le sociologue tchadien Mbété Felix, souligne à ce propos, qu’une vingtaine d’Organisations humanitaires britanniques, à l'image de l'ONG Privacy International (PI) qui œuvre pour la lutte contre la pauvreté dans une dizaine de pays subsahariens, verront leurs activités diminuer.

« La sortie du Royaume-Uni aura une conséquence sur les activités humanitaires et sociales des organisations gouvernementales et non- gouvernementales britanniques en Afrique qui œuvrent aux côtés des gouvernements pour lutter contre la pauvreté. Je ne sais pas de quelle manière mais les financements de ces ONG seront revus à la baisse », déclare-t-il.

Cette baisse impactera des domaines relevant de la santé, de la formation des jeunes et de l’assistance aux catégories vulnérables et démunies notamment dans les principaux pays actuellement bénéficiaires des aides britanniques. Le Kenya, le Mali, l'Ouganda, la Namibien, le Niger, la RCA, le Libéria, entre autres, seront concernés, regrette le sociologue.

Cinq raisons auraient poussé les Britanniques à tourner le dos à l'Union européenne lors du referendum du 23 juin, selon divers observateurs et experts: En votant pour le Brexit, les Britanniques ont voulu "contrôler l'immigration", "restaurer la souveraineté nationale", "quitter un navire qui prend l'eau", "s'affranchir des régulations de Bruxelles" et "commercer librement avec le monde".

lejournalducameroun
 
photo belafrikamedia
 
 

jeudi 23 juin 2016

Afrique : L’agriculture vaut 1000 Milliards $


L’agriculture va peser 1.000 Milliards de dollars en Afrique subsaharienne d’ici 2030, affirme Pricewaterhouse Coopers (PwC) Africa.
En effet, ces chiffres se basent sur les résultats de l’enquête 2016 intitulée « AgTech- don’t wait for the future, create it ».
Africa Agribusiness Insights Survey 2016, note que le secteur agricole sera au cœur du développement du continent africain. Pour y arriver, il faut s’attendre à une révolution au niveau des fondamentaux actuels avec une intrusion plus accrue des technologies innovantes pour améliorer les rendements de manière durable et répondre au besoin d’une plus grande sécurité alimentaire, relève PwC Africa, qui a mené l’enquête.
« Les avancées en matière de technologie et d’innovation sont déterminantes pour l’avenir de l’agriculture», a soutenu Frans Weilbach, responsable de l’industrie agroalimentaire pour PwC Afrique. Il a souligné que l’agro-industrie lutte pour nourrir une population toujours croissante dans un contexte de changement climatique, de rareté des ressources en eau et de nombreuses préoccupations environnementales.
«Les agro-industries confortées à une démographie galopante, un climat de plus en plus imprévisible et en constante évolution, sont dans l’obligation de s’adapter à ces nouvelles réalités afin d’être plus efficace», a indiqué Weilbach, après avoir expliqué que les technologies innovantes et les avancées en matière de productivité deviennent de plus en plus importantes en raison de la pression croissante exercée sur les systèmes alimentaires.
L’étude a été réalisée auprès d’un groupe d’agro-industriels actifs principalement dans la fourniture de services agricoles et connexes aux principaux producteurs. Les plus grands enjeux en matière de croissance de l’activité que les enquêtés ont cités résident dans l’accès à la technologie, la rareté des ressources naturelles et les incertitudes en matière d’approvisionnement.
Plus de la moitié (58,8 %) des personnes interrogées par PwC, considèrent les investissements en Afrique comme une opportunité pour le développement de leurs activités, notamment dans des pays comme la Zambie, le Botswana, la Tanzanie et l’Afrique du Sud.
 
 
 
 
 

mercredi 1 juin 2016

Sécurité alimentaire : l'Afrique doit se doter d'une gouvernance foncière pour protéger ses terres



L'Afrique doit absolument élaborer une gouvernance foncière pour éviter l'accaparement des terres par de grands groupes étrangers qui génère pauvreté et conflits, ont affirmé à l'AFP à Abidjan divers experts en politique foncière régionale.

La cession massive des terres à des investisseurs nationaux ou étrangers est apparu en Afrique au sud du Sahara après la crise alimentaire de 2008, explique Francis NGang, secrétaire général de l'Institut africain pour le développement économique et social (Inades).

Alors que l'Afrique est, selon la Banque mondiale, le continent au plus grand potentiel agricole inexploité, des millions d'hectares de terres ont ainsi été cédés, au détriment des populations locales, selon l'Inades, une institution panafricaine spécialisée dans les questions foncières.

En 2013, les dix plus importants acquéreurs de terres en Afrique étaient (en million d'hectares): les Émirats Arabes Unis (1,9), l'Inde (1,8), le Royaume-Uni (1,5), les États-Unis (1,4), l'Afrique du Sud (1,3), l'Italie (0,6), l'Allemagne (0,5), le Soudan (0,5), l'Éthiopie (0,4) et le Portugal (0,4).

Pour la seule Afrique de l'Ouest, 2,31 millions d'hectares ont été acquis entre 2000 et 2012 au Bénin, Burkina, Côte d'Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo, selon l'étude "Touche pas à ma terre, c'est ma vie", réalisée par l'Inades.

"C'est un phénomène qui a engendré beaucoup d'injustice et de violence contre les communautés paysannes", a expliqué à l'AFP le Malien Ibrahima Coulibaly, vice-président du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'ouest (Ropa), lors d'une conférence de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) pour l'Afrique qui s'est tenue début avril à Abidjan.

Au Mali, "les villages de Sanamandougou et Sao ont été acquis par un investisseur, qui mobilisait chaque fois l'armée pour aller bastonner les populations" qui refusaient de partir, explique le vice-président du Ropa.

Gérée par l'Office du Niger, tout le delta central du Niger au Mali, "une zone immense, très favorable à l'agriculture irriguée, a été ciblée par les investisseurs", souligne Ibrahima Coulibaly.

En Côte d'Ivoire, dans le département d'Aboisso (est) où est installée depuis 2007 Dekel-Oil Côte d'Ivoire Ltd, - filiale du groupe israélien Rina Group qui y possède des plantations de palmier à huile - la majorité des populations interrogées (61%) par l'Inades "affirme qu'elle n'a pas participé aux consultations pour la cession de leurs terres".

Les autorités administratives et coutumières leur ont seulement fait miroiter "les avantages liés à l'installation" de cette multinationale "qui voulait travailler avec les planteurs de la région pour améliorer leur vie".

Et le phénomène "prend de l'ampleur, surtout avec la politique des gouvernements à rechercher sans cesse de nouveaux investisseurs dans nos pays", assure M. NGang.

Au Tchad, presque 60% des espaces fertiles au bord des fleuves Chari et Logon, autour du lac Tchad et du lac Fitiri, sont désormais la propriété d'investisseurs qui ont chassé les agriculteurs et les éleveurs, selon Ahmat Adoum Djibrine, président de la Confédération nationale des organisations des éleveurs du Tchad.

Sur les bords du lac Fitiri où vivent des milliers d'animaux, l'État a mis en œuvre des projets agricoles au détriment de l’élevage et de la pêche.

Les grands perdants de ces cessions massives sont les femmes, premières productrices de produits vivriers qui ne trouvent plus de terres cultivables, selon l'Inades.

L'absence de loi protégeant les occupants de fait ou traditionnels a parfois permis l'expropriation de communautés entières de leurs terres, déplore Wafa Essahli, consultante chargée du développement rural et de la gestion des ressources naturelles de la Communauté des Etats sahélo-sahariens.

Le véritable défi à relever est celui de la gouvernance des terres sur un continent où "peu de pays disposent d'une politique claire qui protège et sécurise ces espaces" ruraux, estime-t-elle.
Mais pour le Malien Ibrahima Coulibaly, la première chose à faire est "de reconnaître que les communautés ont des droits sur les terres qu'elles occupent depuis des générations. Il faut inscrire cela dans des lois qui sont votées par les parlements".

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lundi 2 mai 2016

Afrique :Cameroun - Innovation : Une cafetière industrielle hors du commun




Un artisan camerounais met au point une cafetière capable de préparer 300 tasses à la fois

La trouvaille de Valentin Samuel Djoko, artisan camerounais, était l’une des principales attractions de la dernière édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC 2016), qui s’est achevé le 9 avril dernier dans la ville de Yaoundé. Sa cafetière industrielle, équipée de plusieurs robinets, a révélé le Quotidien gouvernemental, permet de préparer 300 tasses de café au même moment.
C’est grâce à cet appareil que l’artisan a pu intensifier ses activités de commercialisation du café prêt à consommer dans les villes de Yaoundé, Douala et Bafoussam. Avec pour objectif, souligne-t-il, de promouvoir la consommation du café camerounais. «Avec ce dispositif, on peut non seulement préparer du cafés standard propre à la consommation courante, mais aussi extraire les essences du café telles que la caféine, que le consommateur recherche réellement dans le café», explique M. Djoko.
Fruit de 15 années de recherche, précise l’artisan, la cafetière industrielle de Valentin Samuel Djoko, qui est mécanique jusqu’ici, passera bientôt en mode électrique, annonce le concepteur, qui dit être en phase de finalisation de cette mutation.
 
investiraucameroun
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Afrique : Banque et Finance: L’Ethiopie mise sur le paiement mobile

 


Un nouveau service de paiement électronique par téléphone portable, M-Birr, promet de faire accéder des millions d’Ethiopiens au système bancaire et aider le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique à rattraper son retard en matière de services financiers.
afp


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le paiement mobile




Vidéo afp:

vendredi 1 avril 2016

Wakatoon : l'application qui donne vie aux dessins



Pierrick Chabi, d'origine béninoise , dirigeant et créateur de Wakatoon nous parle de cette application innovante, qui transforme les dessins de vos enfants en dessins animés.Elle est utilisable par l'enfant dès 3 ans. 

 






La vidéo

 
Une autre vidéo de démo Démo Wakatoon
 
 
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Howash: une laverie mobile écologique au Cameroun



L'innovation en Afrique et l'invention ont de beaux jours devant elles. La laverie mobile HOWASH en est la preuve. Que les autorités des Etats africains aident ces inventeurs à développer leur concept qui pourrait être générateur d'emplois pour la jeunesse.

Afin de partager plus encore, vous pouvez nous rejoindre au sein de la communauté en cliquant sur ce lien Communauté Afrique de Demain


La laverie mobile HOWASH



VIDEO : La laverie HOWASH inventé par le camerounais Sylvain Honnang







jeudi 31 mars 2016

Intégration régionale et unions monétaires en Afrique



Avec plus de 30 millions de kilomètres carrés de terres émergées, l’Afrique est aussi grande que l’Inde, la Chine, les États-Unis et la plus grande partie de l’Europe réunis. Faussée par la projection de Mercator, la superficie qu’on lui donne généralement est plus petite que dans la réalité, presque à l’instar d’autres attributs du continent.

Lorsqu’on se rend compte que la superficie de la République démocratique du Congo à elle seule est à peu près égale à celle de la moitié de l’Union européenne, on pourrait aller jusqu’à prétendre qu’au moins un territoire équivalent est déjà intégré sur le continent. Or il s’avère que même dans tel ou tel pays pris isolément, comme la République démocratique du Congo, l’intégration nationale est une gageure. Il y a seulement 10 ans, le budget de l’État en République démocratique du Congo était inférieur à celui de Bruxelles. Au fond, le fait est que l’Afrique a encore beaucoup de chemin à faire !

Dans toutes les régions et contrées de la planète, la réalité de l’intégration en dit long sur les nombreuses difficultés rencontrées en la matière. L’Afrique ne déroge pas à la règle. Même l’Union européenne, considérée comme l’entreprise d’intégration la plus aboutie, commence à éprouver de sérieuses difficultés et à manifester d’importantes faiblesses, notamment en ce qui concerne la zone euro.

Si l’histoire des unions monétaires est plus longue en Afrique qu’en Europe, la taille de l’Union monétaire européenne et les problèmes qu’elle a rencontrés depuis la crise financière de 2008-2009 fournissent de précieux enseignements que peuvent exploiter les unions monétaires existantes ou en projet en Afrique. L’Europe a travaillé dur pour consolider son marché unique et parvenir à un haut degré d’intégration commerciale avant la création de l’euro. De plus, les pays de la zone euro ont construit avec le temps un impressionnant faisceau de mécanismes, d’institutions et  de règlements.

L’un des enseignements essentiels que l’Afrique peut tirer de l’expérience de l’Union européenne est que le cadre institutionnel doit être de nature à stimuler les échanges commerciaux régionaux. Un autre en est l’importance de la stabilité des politiques macroéconomiques. La survie et la stabilité de toute union sont en péril dès lors qu’il existe entre ses pays membres de grands écarts dans le respect de la discipline budgétaire. L’expérience de la zone euro souligne également la nécessité pour les pays qui s’apprêtent à participer à une union monétaire de disposer d’un mécanisme crédible et réaliste de transfert budgétaire qui leur permettrait de répondre aux chocs asymétriques et de s’y adapter. En l’absence d’un mécanisme de cette nature, toute union monétaire risque de subir des pressions considérables lorsque ses membres sont frappés par de tels chocs. Il est cependant à craindre que l’adoption de critères de convergence stricts ne réduise la marge de manœuvre dont les décideurs disposent pour affronter les problèmes de développement actuels et ceux qui se profilent à l’horizon.

On ne saurait trop insister sur l’intérêt de l’harmonisation des politiques monétaires, budgétaires et financières dans le cadre de l’intégration économique. Selon la littérature spécialisée, toute union monétaire se caractérise par deux éléments : une union de taux de change, c’est-à-dire une zone à l’intérieur de laquelle les taux de change sont en permanence fixes entre les diverses devises, et la convertibilité, qui s’entend de l’absence permanente de tout contrôle de change dans une zone donnée, que ce soit sur les opérations courantes ou sur les opérations en capital.

D’après Robert Mundell, lauréat du prix Nobel d’économie, le degré de mobilité des facteurs dans une union monétaire est de la plus haute importance. La main-d’œuvre et les biens d’équipement y circulant librement d’un pays à l’autre, il est facile que les facteurs se déplacent vers des zones où ils peuvent être rémunérés au mieux pour les services rendus. Une des conditions fondamentales en est la présence d’au moins une devise convertible à l’intérieur de l’union.

Les communautés économiques régionales d’Afrique ambitionnent de créer des unions monétaires dans le cadre de leurs programmes d’intégration généraux. En Afrique, certains pays partagent une même monnaie de longue date. Par exemple, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) compte huit pays utilisant le franc CFA, qui avait précédemment une parité fixe avec le franc français et est maintenant arrimé à l’euro. La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) regroupe six autres pays où circule le franc CFA. Le Lesotho, la Namibie et le Swaziland ont une monnaie liée au rand sud-africain par une parité fixe, ce qui veut dire en quelque sorte que ces pays partagent la même politique monétaire. La part des pays appartenant à ces trois blocs dans le PIB de l’Afrique est considérable.

Un des principaux objectifs qui sous-tendent la volonté de créer des unions monétaires en Afrique est de renforcer l’intégration régionale, en particulier le commerce et les investissements intra-régionaux. Les échanges commerciaux intra-africains se chiffrent à environ 16 % en moyenne, contre 21 % pour l’Amérique latine et les Caraïbes, 50 % pour l’Asie et 70 % pour l’Europe.

L’administration de 54 pays souverains disposant d’une panoplie de politiques nationales et d’appareils étatiques inefficaces requiert des frais généraux considérables qui viennent grever des économies africaines fragiles et peu diversifiées reposant sur la production primaire. Selon une étude menée sur les progrès accomplis vers la convergence macroéconomique dans les communautés économiques d’Afrique, des avancées existent effectivement, mais elles sont généralement insuffisantes par rapport aux objectifs fixés dans les programmes d’intégration monétaire de ces communautés.

Si l’Afrique était une entreprise, les frais de gestion de ce type de structure seraient peu compétitifs. Le coût d’administration d’une structure de production si fragmentée est vraiment trop élevé pour que l’Afrique se le permette ou le supporte. Par conséquent, le rôle de l’intégration régionale dans la promotion des échanges commerciaux intracommunautaires, la croissance, le développement et la cohésion sociale et politique est incontestable. La conclusion évidente qui en découle est que l’Afrique doit s’employer à former un tout cohérent (ou, pour emprunter le jargon des entreprises, procéder à sa rationalisation et à la fusion de ses États) afin de réduire ses frais généraux.

Or le débat sur l’intégration porte principalement sur ses dimensions politiques et l’idéal suprême panafricain. Depuis le début du siècle, l’Afrique a rompu le cycle du désespoir et commencé à se bâtir un avenir prometteur par une croissance économique rapide et forte. Le temps est venu de passer à un débat et un point de mire plus techniques, en partie pour rendre ces nobles idéaux politiques plus crédibles, mais aussi parce que le monde évolue trop vite pour attendre les retardataires beaucoup plus longtemps. Le grand défi qui attend encore l’Afrique consiste à accélérer le rythme de sa transformation structurelle et à la mener à bonne fin. De fait, la majorité des pays africains continuent à s’efforcer de diversifier leurs économies, qui ne reposent que sur un nombre restreint de secteurs.

Pour assurer les pièces maîtresses de la transformation structurelle de l’Afrique  susmentionnées, il faudra veiller à mettre en place un cadre de politique macroéconomique approprié, étayé par une stratégie de développement de longue durée qui facilite la transformation des structures économiques et sociales et crée une boucle de rétroaction positive entre les investissements et la croissance. Ce cadre de politique macroéconomique visant à réaliser la transformation structurelle du continent doit comporter cinq principales composantes : i) augmenter les investissements publics et mettre en place des biens collectifs supplémentaires, ii) assurer la macrostabilité pour attirer les investissements privés et les pérenniser, iii) coordonner les politiques d’investissement et les autres politiques de développement, iv) mobiliser des ressources et réduire à la longue la dépendance vis-à-vis de l’aide, v) assurer la viabilité budgétaire par la légitimité budgétaire.

Dans toute réflexion sur les unions monétaires dans le cadre de l’Afrique, ces facteurs de transformation essentiels ne doivent pas être considérés comme des éléments facultatifs. Il faut que les communautés économiques régionales y prêtent attention, sinon elles risquent de ne pas être prises au sérieux sur les objectifs ambitieux susmentionnés.
 
Se référer à mon allocution au Africa Training Institute du Fonds monétaire international, prononcé le 8 mars 2016 à l’Île Maurice.

jeudi 24 mars 2016

Gabon : Microsoft Corporation fera de Libreville une ville intelligente



La ville de Libreville au Gabon a rejoint le programme CityNext de Microsoft Corporation. Elle a signé, à cet effet, une convention avec la société américaine, le 14 mars 2016. Lors du lancement du programme CityNext en 2013, Laura Ipsen, la vice-présidente de Microsoft Worldwide pour le secteur public, avait expliqué que le programme permet de créer un environnement numérique favorable à la création de nouvelles opportunités de croissance économique et sociale.
Via le Cloud et le Big Data, Microsoft Corporation compte donc faire de Libreville une ville intelligente. A travers le programme CityNext, la société aidera la capitale gabonaise à mettre en œuvre des solutions technologiques pour répondre à différents besoins dans les domaines clés tels que les transports publics, l'énergie, la santé, l'éducation, les services sociaux, les infrastructures, l’eau et l’énergie, la justice, la culture ou l’éducation. Grâce à l’environnement numérique mis en place, les citoyens pourront interagir facilement avec les administrations. Cela facilitera leur quotidien et stimulera l’innovation au niveau local.
L’entrée de Libreville dans le programme CityNext s’inscrit également dans le cadre d’un partenariat entre gouvernement gabonais et l’ONUSIDA. Les nouvelles applications numériques du programme permettront à Libreville de renforcer la lutte contre le VIH dans le cadre de l’accès aisé aux services de prévention, de dépistage et de traitement. Le Gabon est le second pays d’Afrique à intégrer le programme CityNext, après le Sénégal en 2015.

agenceecofin



 
 
 
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mercredi 23 mars 2016

Cameroun:Le groupe CFAO annonce des investissements dans la grande distribution



Le groupe Cfao vient d’annoncer qu’il investira bientôt la bagatelle de 500 millions de dollars (environ 275 milliards de francs Cfa) pour la construction de 20 centres commerciaux en Afrique centrale et de l’Ouest. Les pays concernés par ces investissements sont, apprend-on, le Cameroun, le Gabon, la RDC, le Sénégal, le Nigéria, le Ghana et la Côte d’Ivoire.

Au Cameroun, révèle notre source, le groupe Cfao, auquel est désormais associé l’enseigne Carrefour, le leader de la grande distribution en France, a d’ores et déjà identifié cinq sites sur lesquels pourront être construits les centres commerciaux en projet.
En plus de contribuer à la promotion de certains produits du terroir, ce positionnement de Cfao dans la grande distribution au Cameroun ouvrira à son associé Carrefour, les portes de la première économie de la zone Cemac.
 
Sur ce marché, le couple Cfao-Carrefour trouvera d’autres enseignes françaises telles que Casino, bien installé depuis des décennies, ou encore Super-U, qui a ouvert son premier centre commercial dans la capitale économique camerounaise en juin 2015.
BRM
 
 

 
 
 
Grande surface au Cameroun


En savoir plus sur le Groupe CFAO : Le Groupe CFAO
 
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Elumelu Program 2016 : L’Africapitalisme pour porter l’émergence du continent



 
A l’heure où le continent africain est perçu comme le futur de l’économie mondiale, il apparaît urgent de doter l’Afrique d’entrepreneurs solides, à même de tirer le plein potentiel. Panafricaniste et philanthrope, Tony Elumelu veut y jouer sa contribution. Ayant lancé Tony Elumelu Entrepreneurship Programme (TEEP), il prône l’Africapitalisme. «Une philosophie économique visant à renforcer le rôle du Secteur privé africain dans la transformation durable du continent et dans la création de ressources à long terme. C’est aussi un appel à l’action, fait à tous les Africains afin qu’ils prennent la responsabilité de leur propre développement», a-t-il expliqué lors d’une visite à Dakar.
Il s’agit, pour la TEEP, d’aider les pays africains à revoir leurs relations avec les pays étrangers, aussi œuvrer pour un changement des mentalités et des comportements pour s’orienter vers des projets à long terme, dans le cadre d’un partenariat tenant compte de la rentabilité des investissements et des objectifs de développement économique, social et humain du continent.
À la rescousse de 10 000 jeunes africains…
 «Dis-mois quelle jeunesse tu as, je te dirai quel pays tu seras», disait le penseur. Pour doter l’Afrique d’une classe de jeunes entrepreneurs capables, la Fondation a sorti les gros moyens. A travers un programme qui s’étend sur plusieurs années, M. Elumelu et ses équipes vont doter les jeunes des moyens nécessaires à l’expansion de leur entreprise. «Le programme permettra d’identifier et d’aider à développer 10 000 start-up et jeunes entreprises africaines au cours des 10 prochaines années avec l’objectif de créer 1 million de nouveaux emplois et 10 millions de dollars de revenus annuels», a expliqué le non moins Président du Groupe United Bank of Africa (UBA).
Pour cette première partie du projet, 5 Sénégalais ont été retenus parmi les lauréats. Avec différents projets, ils ont réussi à se faire remarquer par leur originalité. Racine Sarr est un des heureux élus. Initiateur du projet Shop me Away, il explique l’intérêt. «C’est un site internet, qui permet d’acheter sur n’importe quel site à travers le monde et de se faire livrer au Sénégal. Aujourd’hui, il est plus facile de transférer du matériel de la France vers le Sénégal que de la Côte d’Ivoire vers le Sénégal. Avec notre plateforme, nous voulons corriger ce déséquilibre», explique-t-il. Ainsi, il dit attendre de la Fondation un accompagnement sous toutes les formes et montrer que la jeunesse africaine est capable de faire bouger les choses.
«Le Président Macky Sall est fier de notre projet »
Sitôt débarqué au Sénégal, M. Elumelu n’a pas raté l’occasion de rencontrer le Chef de l’Etat. Au sortir de l’audience, la fierté a été le sentiment le mieux partagé. «Nous avons présenté le projet au Chef de l’Etat sénégalais. Il est très fier de ce que nous faisons. Nous avons discuté avec lui des possibilités de financement des projets du Sénégal dans les domaines de l’énergie, des infrastructures… Il a été très content de voir les 5 lauréats et il souhaite, à l’avenir, que plus de Sénégalais y participent. Ce qui nous a le plus réjoui, c’est le fait qu’il ait compris que c’est aux Africains de porter le développement du continent. Et j’ai hâte de pouvoir financer des projets au Sénégal…», s’est-il réjoui.
Ainsi, les 1000 lauréats sont attendus au Nigéria du 10 au 12 juillet 2015. Parmi eux, à tout seigneur, tout honneur, on distingue 500 Nigérians, soit la moitié des candidats. Suivent les Kenyans (167), soit plutôt des anglophones. Il y a quand même une bonne représentation des différentes parties du continent avec des Ouest-africains comme les Béninois (10), les Sénégalais (5) sans compter les Maghrébins, à savoir les Algériens (5), Marocains (4),Ivoiriens (18)… Les projets présentés se retrouvent dans quasiment tous les secteurs économiques. De l’agriculture aux télécoms en passant par les transports, l’éducation, la santé…
Davantage qu’un choix de la fondation, cette répartition sectorielle et par pays montre surtout la popularité de l’initiative du milliardaire nigérian dans les différentes régions du continent.
 
 
 
 
 
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-------En savoir plus sur la Fondation : La Fondation Tony Elumelu
 
 
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